Archive for mars, 2013

Glie : le retour

samedi, mars 9th, 2013

Le docteur Frankenstein se hasarda à la ré-création humaine non pas un Golem, créature d’argile, mais un homme, un vrai, bien qu’il fût un peu de bric et de broc . La démarche est-elle fondamentalement différente quand le chercheur crée un organisme génétiquement modifié ou qu’il pratique des greffes, à ceci près que ce sont des greffes en provenance de cellules humaines qui sont réalisées chez l’animal. A l’évidence, c’est cette étape qui a cruellement manqué au Docteur Frankenstein. Quoiqu’il en soit, aujourd’hui les souris doivent reconnaître qu’elles sont grandement redevables à l’homme puisque grâce à ce dernier elles sont en mesure d’apprendre plus rapidement quand on leur greffe de la glie humaine ( Mice Learn Faster with Human Glia, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/34639/title/Mice-Learn-Faster-with-Human-Glia/! Apprécieront-elles autant les greffes provenant d’individus souffrant de différents types de maladies dégénératives ou psychiatriques ! Enfin, dans l’absolu, on peut toujours craindre la création d’un « anime«  (animal/homme) résultant de multiples greffes humaines sur un animal qui reste à choisir. On aurait alors une alternative au robot, et on pourrait résoudre le problème de l’intelligence artificielle !

La discussion continue

jeudi, mars 7th, 2013

Celui par qui le scandale arrive, c’est celui qui porte au vu et au su de tous une parole scientifique dont on se pose toujours la question de savoir quel est le degré de gauchissement qu’elle aurait pu subir. L’article « Mouse study findings prove contentious among scientists »(http://pittnews.com/index.php/hidden/71071-mouse-study-findings-prove-contentious-among-scientists) est un modèle du genre dans la mesure où les questions posées sont déjà au nombre de quatre pour les principales. La première concerne l’existence d’un droit universel à la connaissance. La deuxième, si un tel droit existe, à qui sera accordé le droit de transmission. Troisièmement, de l’interprétation naît le/les questionnement(s) de ceux qui sont à l’origine de la découverte. Et pour ce qui est de la quatrième il convient de ne pas oublier l’intermédiaire qui risque de se trouver en but aux critiques croisées de ses lecteurs aussi bien que de ceux qu’il a cru traduire pour la bonne cause ! Faudrait-il que l’on fasse taire l’un plutôt que l’autre ? On pourra sereinement répondre non à cette question lorsque l’on aura réintroduit le désir de discussion né de l’écoute et du temps de la réflexion.

L’insecte est l’avenir de l’homme

lundi, mars 4th, 2013

Les ressources alimentaires auxquelles la majorité des hommes sont habitués ne pourront subvenir aux besoins de l’humanité et de ses milliards d’individus potentiels. Il semble que l’avenir en terme de ressource alimentaire se situe dans l’utilisation rationnelle des protéines, vitamines, acides gras et sels minéraux que les insectes sont en mesure d’offrir à l’humanité (Why Insects Should Be in Your Diet, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/34172/title/Why-Insects-Should-Be-in-Your-Diet/). Les raisons en sont nombreuses et plus  convaincantes les unes que les autres : quantité, qualité, rapport qualité/prix, facilité d’obtention, régulation de la bio-masse ! Mais l’entreprise est de taille car le grand saut dans l’art culinaire des insectes n’est peut-être pas pour demain. Pourtant il semble bien que l’homme ait déjà connu  une période insectivore avant d’être omnivore et assez friand de nourriture carnée. L’australopithèque, dont on ne peut pas dire qu’il était un homme, mais que peut-être il était l’un de ses ancêtres, mangeait probablement des insectes et des racines. Il semble bien également que parallèlement à  l’évolution, l’alimentation s’est modifiée pour devenir de plus en plus carnée. La tentation serait grande de voir dans ces recommandations d’une nourriture à base d’insectes un retour vers le passé, comme une régression. Il ne faut y voir que l’utilisation rationnelle de produits de la nature dont on est à même, aujourd’hui, de reconnaître la richesse. L’homme reconnaît donc scientifiquement ce que l’australopithèque connaissait « sans aucun doute »  empiriquement !