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Qu’est ce qui est le mieux ?

samedi, mars 20th, 2021
Motivation carotte ou bâton ? - LE MANAGER ETHIQUE

Le bâton ou la carotte, récompense ou punition, l’âne, parait-il, répond de la même façon à l’une ou l’autre de ces deux propositions. Qu’en est-il de l’homme ? C’est la question qu’aimerait résoudre Tali Sharot (To quell fake news, offer ‘carrots’ for truth) et elle préfèrerait nettement que la récompense surpasse la punition en terme d’efficacité. Le domaine choisi par l’auteur de l’article est particulièrement d’actualité, puisqu’il s’agit de s’attaquer aux fausses nouvelles qui ont la fâcheuse tendance à devenir “virales” selon l’expression consacrée actuellement. Expression en réalité assez bien adaptée dans la mesure où la fausse nouvelle se répand dans une temporalité presque réduite à l’instantanéité et que sa capacité à muter rappelle dangereusement celle du virus. Le poids de la fausse nouvelle est par ailleurs d’autant plus important qu’il s’intègre à un biais cognitif : croire sans en débattre toute opinion qui correspond à celle que l’on a déjà . L’idée proposée serait donc de récompenser celui qui propose l’information vérifiée, ce qui suppose une autre vision du temps et une acceptation du débat. Mais le cadre dépasse largement celui que propose l’article puisqu’il s’adresse en réalité à la construction de l’homme moral . L’apprentissage par renforcement positif fut étudié par Burrhus Frederic Skinner qui appartenait au courant “comportementaliste”, courant dont l’importance diminua au fur et à mesure ou le courant cognitif se développait. L’article devient alors plus complexe qu’il n’y paraît dans la mesure où il mélange les deux théories sus citées d’où une fragilisation de l’argumentation proposée !

A votre bon cœur !

jeudi, juillet 13th, 2017

Qui ne s’est jamais posé la question de savoir pourquoi Saint Martin ne donna que la moitié de son manteau. Aujourd’hui on en connaît la réponse ; il n’aurait pas été plus heureux de le donner en entier ! Donner suffit,  la quantité importe peu, voire pas du tout (Generous people live happier lives, https://www.sciencedaily.com/releases/2017/07/170711112441.htm). L’étude de Philippe Tobler et Ernst Fehr est loin d’être anodine en raison de l’interprétation qui peut être faite des résultats et de leur implication dans la vie sociétale. On est bien sur  heureux d’apprendre que le martyr n’est pas la condition sine qua non à l’obtention du bonheur, ce qui peut être selon l’interlocuteur une bonne ou une mauvaise nouvelle. Par contre lorsque seule l’intention compte, peut-on départager celui qui promet et ne fera pas de celui qui promet et fera ? Donc, si aujourd’hui on a les moyens de vérifier scientifiquement les vulgates populaires, on ne sait toujours pas d’où elles tirent leur authenticité. Quant aux auteurs ils viennent de prouver à la fois que c’est bien l’intention qui compte mais aussi que, de ce fait,  l’enfer est pavé de bonnes intentions !