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Qu’est ce qui est le mieux ?

samedi, mars 20th, 2021
Motivation carotte ou bâton ? - LE MANAGER ETHIQUE

Le bâton ou la carotte, récompense ou punition, l’âne, parait-il, répond de la même façon à l’une ou l’autre de ces deux propositions. Qu’en est-il de l’homme ? C’est la question qu’aimerait résoudre Tali Sharot (To quell fake news, offer ‘carrots’ for truth) et elle préfèrerait nettement que la récompense surpasse la punition en terme d’efficacité. Le domaine choisi par l’auteur de l’article est particulièrement d’actualité, puisqu’il s’agit de s’attaquer aux fausses nouvelles qui ont la fâcheuse tendance à devenir “virales” selon l’expression consacrée actuellement. Expression en réalité assez bien adaptée dans la mesure où la fausse nouvelle se répand dans une temporalité presque réduite à l’instantanéité et que sa capacité à muter rappelle dangereusement celle du virus. Le poids de la fausse nouvelle est par ailleurs d’autant plus important qu’il s’intègre à un biais cognitif : croire sans en débattre toute opinion qui correspond à celle que l’on a déjà . L’idée proposée serait donc de récompenser celui qui propose l’information vérifiée, ce qui suppose une autre vision du temps et une acceptation du débat. Mais le cadre dépasse largement celui que propose l’article puisqu’il s’adresse en réalité à la construction de l’homme moral . L’apprentissage par renforcement positif fut étudié par Burrhus Frederic Skinner qui appartenait au courant “comportementaliste”, courant dont l’importance diminua au fur et à mesure ou le courant cognitif se développait. L’article devient alors plus complexe qu’il n’y paraît dans la mesure où il mélange les deux théories sus citées d’où une fragilisation de l’argumentation proposée !

Mais pourquoi donc ?

mardi, mars 13th, 2018

Il est loin d’être anodin de se poser la question suivante : “Pourquoi les fausses nouvelles se propagent-elles plus rapidement que leurs contraires ” ? ( ‘News’ spreads faster and more widely when it’s false, https://www.nature.com/articles/d41586-018-02934-x?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=20180309). C’est le sujet de l’article sus cité, “…Une analyse récente des nouvelles sur Twitter a montré que les fausses informations peuvent toucher jusqu’à dix mille individus tandis que de vraies informations n’en toucheraient que mille. Par ailleurs cette étude montre également que la vitesse de propagation des premières est six fois plus rapide que celle des secondes“. Son auteur, Philip Ball y reprend un thème qui lui est cher, l’interaction individu/société, encore appelée effet de paire, pour lequel on peut adopter la définition utilisée dans le monde de l’éducation à savoir : pairs : agents avec lesquels un individu est en interaction. Il est question de cette interaction sociétale dans son livre intitulé “La masse critique: comment une chose mène à l’autre” où l’auteur interprète la société comme un matériau régi par les lois de la physique. Dans cette optique les individus peuvent être assimilés à des molécules/des atomes qui s’entrechoquent ce qui permet alors leur traitement selon des modèles statistiques. Cette façon d’envisager la société n’est pas à proprement parler nouvelle, puisque l’auteur convoque à charge et à décharge de cette théorie plusieurs penseurs dont les plus connus comme  Hobbes et Comte. En 2015, un article Information Is Contagious Among Social Connections parait dans Association for Psychological (https://www.psychologicalscience.org/news/releases/information-is-contagious-among-social-connections.html, et  https://actualite.housseniawriting.com/science/2015/11/16/linformation-est-contagieuse-parmi-les-connexions-sociales/10552/).Il en ressort bel et bien que l’on peut comparer la propagation des informations au sein des groupes sociaux à celle de la contagiosité qui caractérise le phénomène épidémique. Mais si l’on adhère à une telle hypothèse on ne peut que chercher à en identifier le(s) germe(s) responsables. Et si ce sont effectivement les sentiments de peur, de dégoût et de surprise qui sont à l’origine du succès des fausses nouvelles, on a toute raison d’être inquiet !