A l’heure où l’on se doit de tenir particulièrement compte de la planète terre, sachons qu’il existe une infinité de causes à considérer et que certaines d’entre elles ne sautent pas aux yeux de prime abord. Ainsi en est-il des états d’âme de la sauterelle (The Ecology of Fear | http://the-scientist.com/2012/06/15/the-e à considérer et cology-of-fear/) ! Les insectes orthoptères, auxquels appartiennent les sauterelles, seraient apparus au dévonien inférieur soit environ il y a 400 millions d’années. Les Aranéides seraient apparues au carbonifère, soit environ il y a 350 millions d’années. Comme les araignées sont des prédateurs naturels des insectes, les sauterelles n’auraient connu que 50 millions d’années de quiétude ! Par ailleurs depuis 350 millions d’années, les déchets de sauterelles mortes en état de stress entraineraient une diminution de 200% de la quantité de matière végétale décomposée. Il est impératif d’ajouter au plus vite ce paramètre à tous ceux déjà pris en compte dans les atteintes aux bio-systèmes, sauf que dans ce cas il ne s’agit pas d’un dysfonctionnement mais bien du fonctionnement naturel d’un éco-système vieux de plusieurs millions d’années !
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De l’importance de l’infiniment petit
mardi, juin 19th, 2012Petit article/ grande question, long article ……
samedi, juin 16th, 2012
L’éthique en quelques lignes (Manipulating Eggs to Avoid Disease | http://the-scientist.com/2012/06/13/manipulating-eggs-to-) la cacherout en un beaucoup plus long développement (A Can of Worms | http://the-scientist.com/2012/06/01/a-can-of-worms/). Que faut-il en conclure ? Peut-être faut-il plutôt s’abstenir de conclure trop vite. De quoi s’agit-il ? Dans le premier article, une question non seulement universelle, mais aussi intemporelle. Est-on en droit de modifier la nature ? Dans le cas particulier, tenter de porter remède à des maladies d’origine mitochondriale. Il est illusoire de penser que cette question n’a fait surface qu’à l’occasion de nouvelles techniques aptes à modifier le génome. Modifier la nature c’est ce que fait l’humanité depuis qu’elle est apparue. La sédentarisation a sélectionné les plantes tout comme les animaux pour le plus grand bien de la survie humaine. Il est de fait qu’en modifiant le génome, on semble franchir une étape. Mais il ne s’agit que d’une marche supplémenttaire qui vient s’ajouter aux marches précédentes de l’escalier que monte l’homme. Le réel problème est de savoir, vers quoi se dirige-t-il ! Le second article semble plus facétieux. Mais si l’on dépasse la problématique telle qu’elle a été exposée, on s’aperçoit qu’il s’agit ni plus ni moins que de mettre des techniques modernes au service de l’interprétation d’une parmi les lois séculaires des enfants d’Israel. Ainsi, dans ces deux exemples, ne s’agit-il pas moins que de prendre conscience de l’emprise de la technique dans les conduites humaines au delà de tout jugement de valeur !
Qui croire ?
vendredi, juin 15th, 2012
Paraissent simultanément deux articles à propos du vieillissement : La méthylation de l’ADN diminue avec l’âge (DNA Methylation Declines with Age/http://the-scientist.com/2012/06/11/dna-methylation-declines-with-age/ )et Les pères plus âgés auraient des enfants en meilleure santé (Older Dads Have Healthier Kids?/http://the-scientist.com/2012/06/11/older-dads-have-healthier-kids/ ). La réduction de la méthylation de l’ADN serait impliquée dans le processus de vieillissement : on est à peu près certain qu’il en est de même en ce qui concerne la longueur des télomères. Ce qui n’est pas clair, c’est que dans un cas les résultats concernent le domaine de la génétique, dans l’autre celui de l’épigénétique. Et si le premier compte pour 10% dans l’expression de la longévité, alors le second compterait pour 90. Aujourd’hui, quelque soit le domaine dans lequel il évolue, chacun est mis en présence d’informations multiples et simultanées qui ne peuvent s’emboîter les unes dans les autres pour une meilleure compréhension, mais qui au contraire se télescopent du fait du peu de temps dans lequel elles sont délivrées, d’où ce terme de temps réel. Ainsi, non seulement, il est devenu plus que déraisonnable d’imaginer tout savoir sur tout, mais encore il est peu raisonnable d’imaginer pouvoir, même dans un champ donné, appréhender pour les assimiler les données récentes qui s’y rapportent. La vulgate selon laquelle plus on sait, moins on sait s’avère une fois encore vérifiée.
Décoder, il en restera toujours quelque chose
mardi, juin 12th, 2012
On pourrait se demander si aujourd’hui il n’existe pas une course au décodage de tout et n’importe quoi, l’article Genome Digest |(http://the-scientist.com/2012/06/11/genome-digest-10/) nous montre qu’il n’en est rien, absolument rien ! Qu’il s’agisse de sujets aussi différents que la poire, le vecteur de la transmission de la maladie de Chagas, le maïs, la tomate, le foetus humain, les résultats du séquençage des génomes s’intègrent dans de nombreux domaines sociétaux. De plus, les informations obtenues jouent sur deux niveaux : l’actualité et l’histoire de l’évolution humaine. Dans le premier cas il s’agit de gestion économique et de prévention sanitaire, dans le second, de l’accompagnement des processus de sédentarisation par le biais de l’agriculture. Enfin, et non des moindres, la mise en place de tests prénataux non invasifs. La pêche n’est donc pas un sport inutile en recherche puisqu’elle débouche sur des résultats que l’on aurait mauvaise grâce à qualifier d’inutiles.
L’avant garde
dimanche, juin 10th, 2012
Depuis F. Fukuyama il est redevenu de bon ton de s’inquiéter des progrès de la science, de même qu’il est devenu de bon ton de parler de postmodernité en référence à une nouvelle temporalité que serait l’immédiateté. Dans ces conditions, que l’on serait en droit de qualifier conditions de l’extrême, il est réjouissant de lire l’article intitulé « Avant Garde Science » (http://the-scientist.com/2012/06/01/avant-garde-science/). La comparaison proposée aux lecteurs est osée : Wharol contre des rats-taupes atriches ! Que l’on ne s’y trompe pas ! Il ne s’agit pas de comparer A. Warhol tel qu’en lui-même il s’immortalisa et le rat-taupe nu, tel que les chercheurs l’ont fabriqué. La comparaison pourrait être considérée comme insultante vraisemblablement plus pour le premier que par les seconds à moins que … il ne s’agisse tout simplement que de comparer le monde fou d’un artiste visionnaire et le monde fou que nous dévoilent ces êtres vivants hors du commun !
La dernière séance
samedi, juin 9th, 2012
L’embryologie n’est plus ce qu’elle était et c’est heureux. De l’embryologie formelle à l’embryologie moléculaire, de l’embryologie morphologique à l’embryologie causale, rien ne pourra égaler dans la beauté des images l’embryologie dynamique telle que nous la présente l’article Fruitfly development, cell by cell (http://www.nature.com/news/fruitfly-development-cell-by-cell-1.10769) paru dernièrement dans Nature. Enfin des images qui parlent, dépassant tout ce que notre imagination pouvait nous proposer quand nous mettions côte à côte des instantanés que séparaient des pauses qui n’existaient pas. Quel embryologiste n’a pas rêvé de réaliser un film d’animation avec des fondus-enchaînés montrant à ses étudiants médusés la simultanéité de différents processus, la mobilité cellulaire, les différenciations tissulaires, les mises en place conjointes, les interpénétrations mais aussi les séparations, les apparitions et les disparitions. Grâce en soit rendue à la technique (encore elle !) qui permettra bientôt d’améliorer encore la compréhension de certaines anomalies du développement humain même si le film est aujourd’hui en Noir et Blanc !
Une autre loi de la robotique ?
samedi, juin 9th, 2012
Ray Bradburrey n’a pas encore atteint sa planète Mars que déjà on projette de remettre à jour une espèce d’un insecte géant disparu depuis 100 ans (Finding Phasmids | http://the-scientist.com/2012/06/01/finding-phasmids/), dans les Nouvelles Galles du Sud. Il s’agit d’un programme écologique qui comporte deux étapes : premièrement éradiquer les rats à l’origine de la disparition de ce fameux phasmide, deuxièmement réaliser sa réintroduction. Même s’il ne s’agit pas, comme dans Jurassic Park, de réaliser un parc où l’attraction consiste en dinosaures clonés, on croit reconnaître l’air d’une certaine chanson. Pour plaire aux besoins d’une écologie toute puissante, il convient d’éradiquer une espèce pour en réintroduire une autre, mais comme le spécifie bien l’article, il s’agira d’une réintroduction contrôlée. Que va-t-il se passer ? Quel nouvel équilibre va-t-on mettre en place ? De nombreuses espèces ont déjà disparu depuis le commencement du monde, et un grand nombre d’entre elles ne sont pas à mettre au crédit du prédateur humain. Par contre ce qui, dans ce cas, sera à mettre sur le compte du programme humain, c’est le contrôle qui sera exercé sur la dite espèce, rien que de moins naturel, rien que de moins respecteux de la nature telle qu’en elle même elle se vit. Que Ray Bradurry demande à Isaac Asimov de nous délivrer une nouvelle loi de la robotique de toute urgence !
Comment savoir qui fait quoi ?
samedi, juin 2nd, 2012
Les deux articles qui suivent( Trials Overlook Cancer Spread | http://the-scientist.com/2012/05/30/trials-overlook-cancer-spread/) (Tumor Blocker May Fight Fibrosis, http://news.sciencemag.org/sciencenow/2012/05/tumor-blocker-may-fight-fibrosis.html?ref=hp) pourraient s’inscrire dans cette intuition qu’il convient de refuser la certitude d’un absolu figé à tout jamais, d’une pensée exclusive, en un mot d’une nature que l’homme défigure du fait d’une pensée politiquement correcte et uniquement politiquement correcte ! Dans l’un de ces articles, on apprend qu’une endostatine en expérimentation comme traitement du cancer du rein serait également efficace dans le traitement de la fibrose. Dans l’autre que les chercheurs proposent de ne plus se focaliser sur le traitement du cancer mais sur la prévention des métastases. Dans l’un comme dans l’autre de ces articles, il convient d’insister sur le fait que les a priori doivent être bannis de notre mode de pensée. Si l’écologie fait de l’homme une victime consentante au regard des dégats qu’il fait subir à la nature, allant même jusqu’à en faire le prédateur ultime, on ne dira jamais assez le mal infligé par le terrorisme intellectuel qu’est la pensée unique.
Surprise !
mercredi, mai 30th, 2012
Un petit article (Tumor Turnabout | http://the-scientist.com/2012/05/01/tumor-turnabout/) qui ne doit pas être passé sous silence puisque la taille de la question qu’il soulève est inversement proportionnelle à la longueur de l’article sus-dit ! De quoi s’agit-il ? Une cytokine (encore et toujours elles) se révèle posséder un pouvoir contraire à celui qu’on lui attribuait ! « Surprise » des chercheurs !! Mais ce qui pose question (selon la sémantique actuelle), c’est que ces chercheurs aient été surpris ! Premièrement l’exclusivité d’un rôle en biologie peut être qualifiée de rarissime car le concept d’absolu y est tout aussi rarissime. Deuxièmement qu’un chercheur soit surpris est en soi surprenant : ne se doit-il pas de professer une telle attitude, vaccin indispensable à la poursuite de ses recherches. Ainsi cet article renvoie-t-il à la notion de vérité relative en science, seule apte à protéger sa qualité de poièsis !
Qui a peur du grand méchand loup ?
samedi, mai 26th, 2012
L’adage selon lequel la peur n’évite pas le danger devrait comme Molière le dit être gravé en lettres d’or sur la cheminée de ma salle, car non seulement elle n’évite rien mais surtout elle peut nuire gravement à la santé. Elle est en effet particulièrement contreproductive en particulier en ce qui concerne le versant technique de l’activité humaine, et il vaut mieux aimer la technique pour la maitriser que la subir parce qu’on la craint. Plusieurs articles récents traitant de sujets (pas si différents) viennent en appui de cette assertion. L’un explique comment l’eyeborg pallie à un grave défaut de vision des couleurs (The Sound of Color | http://the-scientist.com/2012/05/01/the-sound-of-color/). Deux autres nous projettent dans un monde de pure beauté, fait de formes et de couleurs que l’on pourrait qualifier d’artefacts puisque crées par l’homme (Afterlife: Making Rotten Food Beautiful, Lab Bench Beauty | http://www.wired.com/wiredscience/2012/05/afterlife-rotting-food/?pid=3799), (Lab Bench Beauty |http://the-scientist.com/2012/05/25/lab-bench-beauty/). La microscopie virtuelle, selon la terminologie en cours aujourd’hui, constitue le dernier d’entre eux (Virtual microscopy and digital pathology in training and education, http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1600-0463.2011.02869.x/full). Il n’en reste pas moins vrai que,dans tous ces exemples, c’est la technique qui permet à un individu souffrant d’achromatopsie une certaine perception des couleurs, que c’est encore la technique qui permet d’accéder à une nature embellie, que c’est toujours la technique qui permet d’améliorer l’enseignement (mais cela, tous les jeunes enfants le savent très bien !). C’est exactement le domaine du dévoilement heideggerien. Si la technique a pu n’être perçue que comme un moyen, elle est surtout un dévoilement dans la mesure où elle autorise l’accès à la vérité de la nature qui n’est pas spontanément accessible. Choisissons l’expression « émerveillons nous » à toute autre !