Archive for the ‘Non classé’ Category

Laisser du temps au temps

lundi, mai 21st, 2012

« Qu’est-ce donc que le temps? Si personne ne me le demande, je le sais; mais que je veuille l’expliquer à la demande, je ne le sais pas! » Dans les océans, des bactéries vivent à un rythme qui ne nous appartient pas, à tel point qu’elles ont pu être considérées comme dépourvues de toute vie (Live Slow, Die Old | http://the-scientist.com/2012/05/17/live-slow-die-old/). En effet elles n’utilisent que 0.001 fentomole d’oxygène par jour et cette quantité même pourrait être surestimée ! Parmi les questions que soulève cette découverte on retiendra les suivantes : comment un organisme peut-il se  contenter d’un métabolisme aussi réduit en conséquence de quoi, quel âge peut-on lui attribuer ? L’homme a depuis longtemps l’intuition qu’il n’existe pas un seul temps, que celui ci n’a pas toujours la même durée. On peut aussi, comme le faisait remarquer il y a quelque temps un lecteur, se poser la question de son existence quand on ne peut en définir une origine… En tout cas, ce ne sont pas ces bactéries qui aideront à résoudre les problèmes !

Voir, pourquoi ?

dimanche, mai 20th, 2012

Quand on s’imagine que le taureau voit rouge, sait-on que le guppy affectionne la couleur orange ( How Prawns Lure Prey | http://the-scientist.com/2012/05/15/how-prawns-lure-prey) ? Quand on a perdu la vue, sait-on qu’une restauration de cette fonction est en cours de devenir une réalité (Restoring sight with wireless implants, http://www.nature.com/news/restoring-sight-with-wireless-implants-1.10627) ? Dans cette époque où l’on ne sait que jurer par la 3D, où les enfants s’imaginent qu’il s’agit d’une fonction différente de celle que l’oeil est capable d’effectuer, sachons reconnaître les multiples facettes de cette fonction qu’est la vision. Car la vision est multiple : elle est ou non couleur, elle est ou non relief, mais elle est aussi soumise à interprétations, riche de sens, de faux sens, de contre sens. Néanmoins difficile de savoir s’en passer. Sachons apprécier et utiliser à bon escient les multiples expressions qui s’y rapportent, témoignage convaincant de la vulgate à son propops. N’oublions pas que nous ne sommes pas les seuls à voir, mais que ceux qui nous voient ne nous voient pas comme nous nous voyons ni comme nous les voyons.

L’animal machine

dimanche, mai 13th, 2012

Que Descartes penserait-il de cette nouvelle selon laquelle les souris « chantent » (From Squeaks to Song |http://the-scientist.com/2012/05/01/from-squeaks-to-song/) ? Bien sûr, ces « chants » ne sont pas perceptibles à l’oreille humaine mais ils existent, des chercheurs les ont rencontrés ! Il ne s’agit pas de ces tout petits glapissements que ceux qui possèdent des Mus musculus ont pu entendre. Mais bien au contraire de sons modulés qu’il s’agisse d’animaux de laboratoire ou d’animaux en liberté. Plus encore, il existerait des différences entre les individus d’une même portée et ceux de portées autres. Enfin, il s’agirait comme pour le chant des oiseaux, mieux étudié, d’une fonction impliquée dans la vie sociétale, et en particulier celle qui concerne la fonction de reproduction. Tout ceci semble convaincant et on s’étonne de ne pas y avoir pensé plus tôt ! Par contre ce qui dérange et qui nous ramène à notre point de départ, c’est l’idée selon laquelle il pourrait être intéressant de « join the two fields » : cerveau de la classe des mammifères, cerveau de la classe des aves. On voudrait simplement savoir comment ?

Pourquoi pas ?

vendredi, mai 11th, 2012

Graisse brune contre graisse blanche ? Schématiquement on pourrait réduire la comparaison à des différences spatio-temporelles. Expliquons nous. Elles adoptent des topographies différentes en des période différentes ; la première est transitoire et c’est rarement le cas de la seconde ; les bénéfices de l’une et de l’autre ne sont pas superposables. Malheureusement, jusqu’à aujourd’hui il n’était pas possible de choisir l’une plutôt que l’autre. Il semble bien que cet état de chose soit en passe de changer si  la graisse brune devient effectivement une thérapeutique anti-graisse blanche, ce que l’on pourrait traduire par son action anti-obésité (Treating Fat with Fat | http://the-scientist.com/2012/05/01/treating-fat-with-fat/). Deux chemins s’ouvrent alors : celui qui aborde la vision du corps de l’homme obèse devenu malade, celui qui aborde l’homme dans la vision malade qu’il a de son corps. Deux visions qui de prime abord refléteraient une différence entre factuel et virtuel, alors qu’en fait il n’en est rien. Quand l’homme voit son corps malade, ou quand le médecin voit un corps malade, maladie il y a et il est normal que des soins existent pour l’un comme pour l’autre. Il faudra seulement agir avec discernement en évitant de s’adresser au seul versant mercantile de cette découverte  !

Le choix est-il réducteur ?

samedi, mai 5th, 2012

Comment choisir le thème d’un nouveau post ? D’abord parmi ceux qui s’inscrivent dans l’univers personnel ou professionnel de celui qui va écrire car ils sont à sa portée. Mais parmi ceux-ci, car ils peuvent être nombreux et riches, comment s’effectue le second choix ? Là est la question ! Cette semaine cinq articles semblent dignes de figurer parmi le palmarès : Aged Hematopoietic Stem Cells Rejuvenated to Be Functionally Younger (http://www.sciencedaily.com/releases/2012/05/120503125808.htm), Stem Cell Suicide Switch | (http://the-scientist.com/2012/05/03/stem-cell-suicide-switch/), Nervous Mice Get Worse Cancer |(http://the-scientist.com/2012/05/03/nervous-mice-get-worse-cancer/), Boyle’s Monsters, 1665 (http://the-scientist.com/2012/05/01/boyles-monsters-1665/), A New Branch of Life? |
(http://the-scientist.com/2012/05/01/a-new-branch-of-life/), Are Humans Still Evolving? (http://the-scientist.com/2012/04/30/are-humans-still-evolving/). Avant même que de lire chacun de ces articles, on remarque (expression à la mode !) deux thèmes émergents : la Cellule et la Vie dont on conviendra aisement qu’ils sont liés ! Si le choix s’avère indispensable, il devra tenir compte non pas du titre le plus accrocheur (attitude à la mode !), mais plutôt du concept selon lequel un parmi ces articles serait réellement représentatif de l’ensemble des idées dévelopées dans chacun d’entre eux (thème à la mode !). Donc le choix tient compte de l’ensemble des données en présence. Il ne réduit pas , il concentre, il se fixe sur l‘Idée qui s’oppose à l’apparence. De même que l‘Idée de la Table transcende toutes les représentations possible de la Table, de même l‘Idée de la Beauté transcende toutes les manifestations possibles de cette Beauté. Par contre ce qui est vrai c’est que l’expression de l’Idée n’est pas chose aisée (évidence à la mode!) et peut-être est-ce là où réside le vrai problème du choix !

Des hormones, pour quoi faire ?

samedi, avril 28th, 2012

Mélatonine et prolactine sont deux hormones que l’homme partage avec de nombreux animaux. Chez l’homme, la première est, pour faire très simple, couplée à la chronobiologie. La seconde, tout aussi schématiquement,  est à mettre en rapport avec le phénomène de la lactation transitoire chez l’humain, permanent chez les bovidés (par exemple). Le phénomène de la bioluminsecence qui semble bien éloigné de ces deux hormones (l’homme ne brille que rarement dans l’obscurité) participe pourtant de ces deux molécules chez le requin pygmée (Squaliolus aliae). Ce qui semble extraordinaire, c’est que le couple mélatonine/prolactine semble agir de concert tel un bouton qui allumerait puis éteindrait une lumière !(Hormones Help Tiny Sharks Glow, http://news.sciencemag.org/sciencenow/2012/04/hormones-help-tiny-sharks-glow.html?ref=hp). Ainsi ce tout petit requin deviendrait-il invisible en s’illuminant dans les profondeurs ! Donc, changeons la vulgate populaire  « Pour vivre heureux vivons cachés », par  « Pour vivre heureux faisons nous remarquer » !

Universelle Eve

vendredi, avril 27th, 2012

Eve ne finira jamais d’étonner, et l’épisode de la pomme devrait plutôt être vu comme l’expression de sa soif d’une connaissance qu’elle n’a de cesse de vouloir transmettre. On pourrait même dire que quelque soit l’espèce à laquelle on se réfère, la mère est là pour apprendre à sa descendance.  Une étude récente met en évidence chez lez primates (Chlorocebus pygerythrus) le rôle prégnant de la mère dans la conduite sociale des individus (http://blogs.scientificamerican.com/thoughtful-animal/2012/04/25/when-faced-with-a-new-problem-vervet-monkeys-look-to-mom/, When Faced With A New Problem, Vervet Monkeys Look To Mom). Pour faire face à un nouveau problème, pourquoi ne pas se retourner vers sa mère. Bien sûr, il reste à déméler les directions dans lesquelles s’établissent  ces rapports, distinguer le groupe de la famille, et le pourquoi de la persistance de l’apprentissage maternel apparemment peu sensible à un quelconque changement.  C’est finalement assez récemment que l’on a appris l’origine maternelle de l’ADN mitochondrial et montré que tous les ADN mitochondriaux humains ont une origine commune. Alors, comment ne pas être sensible à ce personnage, que d’aucuns accepteront comme un mythe et d’autres comme une figure religieuse quand la biologie aussi bien que l’éthologie en font une réelle singularité ?

A propos des petites cellules grises

mercredi, avril 25th, 2012

Dans le but de retarder le vieillissement cérébral inéluctable, nul n’a pu échapper  aux chants mélodieux des sirènes médiatiques ventant la pratique d’un certain type d’entrainement via l’utilisation de jeux aussi divers que variés sans oublier l’adjonction de compléments alimentaires eux aussi divers et variés. Plus sérieusement on parle depuis plusieurs années déjà ( 1961) de la possibilité d’une neurogenèse cérébrale chez l’adulte qui aurait pu contrebalancer (bien petitement) la perte neuronale qualifiée d’inévitable dés l’âge de vingt ans (pour les plus optimistes). Cette neurogenèse se situerait dans deux zones principales, périventriculaire et hippocampique. Il s’agirait de cellules gliales, hypothèse réfutée puis remise à l’honneur quand il a enfin été prouvé que les cellules gliales étaient bien autre chose que de la glue pour les neurones ! Deux articles traitent de ces cellules souches et en donnent des origines différentes. L’un (‘Housekeeping’ Mechanism for Brain Stem Cells Discovered, http://www.sciencedaily.com/releases/2012/04/120422134800.htm) reprend la zone periventriculaire comme niche des cellules souches et y ajoute le concept d’un contrôle moléculaire de leur maintien sur place ou de leur migration. Le second envisage une autre origine  (New Brain Stem Cell | http://the-scientist.com/2012/04/23/new-brain-stem-cell/). Il pourrait s’agir de cellules dont le phénotype associe celui de cellules mésenchymateuses à celui des péricytes. Evidemment ces résultats, surtout en ce qui concerne le second, devront être validés, mais quel progrès quand on passe d’un espoir de niveau zéro à un niveau deux !!

L’homme à l’oreille cassée

lundi, avril 23rd, 2012

Edmond About était parait-il féru de sciences voire de « science fiction ». C’est certainement la raison pour laquelle « L’homme à l’oreille cassée » prend une certaine résonnance aujourd’hui, surtout à la lecture de l’article traitant du « réveil » des germes retrouvés dans les glaces de l’Antarctic et du Groenland (Melting Glaciers Liberate Ancient Microbes, http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=melting-glaciers-liberate-ancient-microbes). Au début fut le Colonel Fougas, « congelé » dans les plaines de Russie en 1813. Revenu à la vie, 46 ans plus tard, mais toujours âgé de 24 ans,  sa vie  ne se déroula pas comme il le désirait du fait de ce que l’on pourrait appeler une anomalie spatio-temporelle. Si ces micro-organismes reviennent eux aussi à la vie, nul ne sait ce que leur nouvel écosystème changera pour eux, mais on sait ce qui rique de changer pour le nôtre à savoir la majoration du réchauffement climatique par augmentation du carbone dans l’atmosphère. Donc que faut-il craindre, leur devenir ou le nôtre ? Et par voie de conséquence : la cryoconservation prônée par certains aux Etats Unis d’Amérique s’apparente-t-elle au futur des micro-organismes de l’Antarctic où au passé du Colonel Fougas ?

La nature est bien faite ……

vendredi, avril 20th, 2012

En quelques jours paraissent plusieurs articles montrant quelques rapports entre le mal et le bien en terme de santé ! En voici quelques exemples « inattendus » qui font espérer un avenir toujours meilleur quand on progresse en connaissance. Dans le premier article, le champignon  Beauveria Bassania peut venir à bout de l’Aedes Aegypti (Fungus Thwarts Dengue | http://the-scientist.com/2012/04/16/fungus-thwarts-dengue/) : un champignon contre la dengue. Dans le second, le virus de la Mononucléose, le virus d’Epstein Barr, peut protéger du Lupus (Mouse trials suggest mononucleosis virus may supress lupus http://news.medill.northwestern.edu/chicago/news.aspx?id=204302) : virus contre maladie auto-immune. Dans le troisième, il s’agit d’une approche un peu différente (An Antidote for Cocaine Overdose? | http://the-scientist.com/2012/04/19/an-antidote-for-cocaine-overdose/) : molécule de cocaïne liée de façon covalente à une grosse protéine porteuse de type sous unité B recombinante de la toxine cholérique (Shooting Down Addiction | http://the-scientist.com/2011/06/01/shooting-down-addiction/). Et comme il était spécifié dans les questions : nous ne traiterons pas du cas particulier de la toxine botulique ! Donc, la question qu’il convient de se poser est la suivante : Epiméthée doit-il être considéré comme si inconséquent au regard de son grand frère Prométhée ? Tout bien considéré, qui aura le plus apporté aux hommes ?