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Interprétation

lundi, juin 22nd, 2015

2076348532_B972194553Z.1_20140311124440_000_G1S235UPT.1-0On peut, encore une fois, se poser la question de savoir comment nos ancêtres auraient  pu avoir connaissance des résultats d’une enquête récente (18 juin 2015, A Periodic Diet that Mimics Fasting Promotes Multi-System Regeneration, Enhanced Cognitive Performance, and Healthspan, http://www.cell.com/cell-metabolism/fulltext/S1550-4131(15)00224-7) résumée dans l’article,  Periodic Fasting Improves Rodent Health (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43344/title/Periodic-Fasting-Improves-Rodent-Health/) dont le titre n’est peut-être pas, au premier regard, alléchant « Le jeûne périodique améliore la santé des rongeurs« . Il existe en effet dans la tradition des trois religions monothéistes, des recommandations (certes plus ou moins suivies) de périodes plus impératives que recommandées de jeûne. Plus ou moins longues dans leur durée, plus ou moins fréquentes dans leur périodicité, elles  ponctuent la vie des fidèles selon un calendrier qui se répète au fil de sa vie. Si ce jeûne est plus en rapport avec la spiritualité et la recherche d’une communion avec Dieu, le jeûne à visée médicale était connu depuis l’antiquité :  il s’imposait quand aucun traitement n’était efficace. Or qu’apprend-on aujourd’hui, qu’une restriction calorique réduit chaque mois les biomarqueurs de vieillissement et de certaines affections. L’échantillonnage est certes de petite taille, mais les résultats sont intéressants. A l’heure où les programmes de diététique fleurissent (en dehors de l’arrivée de la période estivale …) quand l’obésité est devenue un problème de société, deux possibilités pourraient être envisagées : que les croyants respectent les règles du jeûne édictées (chacun dans sa religion), trouver enfin les moyens de permettre à tous de manger correctement quand une nutrition équilibrée n’est pas encore le propre de tous!

Quelle heure est-il ?

jeudi, juin 18th, 2015

temps-modernes-1936-28-gQui aurait l’idée de demander l’heure à une bactérie ? Aujourd’hui, pourtant, une horloge interne peut être mise en place chez E. Coli (Circadian Clock Transplant, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43248/title/Circadian-Clock-Transplant/). Le mot à retenir est « interne » signifiant par là que ce temps est le temps propre à l’organisme considéré, mais  inscrit dans sa machinerie, d’où la rythmicité d’une action qui lui est propre. Il n’est pas question de conscience, c’est l’évidence, il n’en existe pas moins par ce recommencement d’une action à intervalles réguliers ou non, l’inscription d’une durée, qui est l’intervalle entre deux évènements consécutifs chez un organisme vivant, mais fini, puisque destiné à disparaitre. Ce recommencement qui n’existe que par cet intervalle, est consubstantiel à l’organisme considéré. Cette horloge déjà connue chez les cyanobactéries peut être apprise à d’autres, E Coli, dans le cas présent. Et last mais peut être pas least, il est possible d’agir sur  le devenir naturel de ce rythme en supprimant son épuisement. Ce temps qui n’existe que parce qu’il y a un avant et un après évènement, est propre à chacun. Ainsi pourrait-on parler d’un micro-temps, inscrit  dans un temps autre, parce que son échelle est différente, un macro-temps, lui-même inscrit dans un troisième, un méga-temps ….. d’où vient cette perception que le temps n’est pas univoque. Les horloges sont multiples chacune définie par l’évènement qui se répète ou disparaît. Le temps est évènement.

Quantité = Partage

lundi, juin 15th, 2015

68614469« Dis moi ce que tu fais de tes résultats, je te dirai qui tu fréquentes » semble être le lien entre ces deux articles parus simultanément dans deux revues différentes , Turning Data into Discovery (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43021/title/Turning-Data-into-Discovery/) et Funders must encourage scientists to share (http://www.nature.com/news/funders-must-encourage-scientists-to-share-1.17718?WT.ec_id=NATURE-20150611). Premier constat d’une aveuglante évidence : les données obtenues dans les différents domaines de la recherche scientifique ( ceux dont il est question,  mais pas seulement ), s’accumulent posant une première question « que faut-il en faire » ? Un mauvais esprit n’ayant que de mauvaises pensées imaginerait sans peine que partage est synonyme d’appauvrissement :  » ce que je donne, je ne l’ai plus » ! Mais ce n’est pas le but du jeu, puisqu’il s’agit au contraire de mettre en place un vrai et grand tissu dont la trame et la chaine sont chercheurs et leurs résultats, tissu dont l’étendue serait telle qu’il ferait du monde scientifique comme de l’univers un ensemble en expansion pour le plus grand bien de tous. Thésauriser, c’est bien mais analyser c’est mieux encore et quand on est seul, le travail s’apparente à celui du pauvre Sisyphe, pire même que de remettre  cent fois sur le métier son ouvrage ! Mais pour analyser, il faut des analyseurs compétents, c’est là qu’interviennent des processus plus complexes comme la protection des données, ce qui sous entend un accès à ces données selon un processus défini qui ne doit pas être laissé au bon vouloir des différentes équipes. Il faut pour terminer mettre en place une interdisciplinarité qui ne soit pas de pacotille, chewing-gum a dit un homme politique français , il y a peu de temps encore.  Donc chacun profitera au mieux des données des autres à condition que se fasse l’acceptation des autres à la fois en tant qu’individualité et en tant que tout.

What else !

dimanche, juin 14th, 2015

6218_250x150Nouveauté : qualité de ce qui est nouveau (Littré, Dictionnaire de la langue française, Tome 5, p 828, Gallimard/Hachette, 1968), Nouveau : ce qui est ou apparaît pour la première fois (Idem, p 825) ! Ainsi existe-t-il deux domaines de nouveautés inscrites l’une dans le passé, l’autre dans le présent. En ce qui concerne le passé, on mettra de nouveau à l’affiche les sauropsides, parmi lesquels celui que l’on pourrait appeler le « hellboy » des dinosaures (référence au héros de Guillermo del Toro)  Spiky-Headed Dino Discovered (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43191/title/Spiky-Headed-Dino-Discovered/), probablement peu de temps avant leur disparition lors de la crise du crétacé-tertiaire, il y a soixante millions d’années. En accord avec la sortie  de Jurassic World, ce sont éléments figurés du sang et fibres collagènes qui ont pu être recueillis et étudiés à partir d’os fossilisés d’autres dinosaures, mais contemporains des précédents,  Soft Tissue Detected in Millennia-Old Dino Bones et Dinosaur blood cells extracted from 75-million-year-old fossil (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43204/title/Soft-Tissue-Detected-in-Millennia-Old-Dino-Bones/) (http://www.newscientist.com/article/dn27687?cmpid=NLC|NSNS|2015-1106-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS#.VX1p0V0VhYc). Pour le présent, un poisson très mal connu, mais dont un représentant s’était échoué, il y a déjà deux courtes années sur les plages de Californie (Oarfish’s misfortune is scientists’ boon, http://www.nature.com/news/oarfish-s-misfortune-is-scientists-boon-1.14040) mais qui reste d’actualité parce qu’énigmatique,  Image of the Day: Stranded Oarfish (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43190/title/Image-of-the-Day–Stranded-Oarfish/). Cet animal, dit poisson ruban, appartient à la famille des Regalecidés. L’habitat de ce poisson pélagique peut atteindre mille mètres de profondeur, d’où quelques difficultés d’observation. Il est amusant de relever que c’est un robot qui a pu filmer celui  qui serait à l’origine du mythe du serpent de mer. Encore des exemples (parmi tant d’autres) qui confirment, s’il en était besoin, que le passé reste obscur, et que le présent n’est pas si présent que cela !

On s’en rapproche ou pas encore ?

mercredi, juin 10th, 2015

cause-première-d-écriture-d-homme-d-affaires-39863711Toujours plus loin sans jamais être réellement plus près, ce que l’on pourrait encore exprimer par :  où, quand, comment en excluant le pourquoi (véritable autre étape du questionnement) le but ultime a été, est et restera de trouver les origines de la vie (sur terre). D’une incomparable richesse par l’immensité des domaines qu’elle embrasse, cette recherche pourrait aussi permettre en fonction du chemin qu’elle emprunte ouvrir les champ d ‘une interdisciplinarité, terme particulièrement en vogue par les temps qui courent. Si l’on ne sait pas exactement ce que ce terme recouvre, il a le mérite d’évoquer une mise en commun des connaissances de tous qui ne peut qu’être bénéfique à chacun. C’est un peu dans ce sens que ce termine, mais de façon non conclusive,  le long article, The Living Set (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43082/title/The-Living-Set/).  Mais pour en arriver à cette mise en commun de domaines aussi différents que l’origine de la vie, l’écologie, l’économie aussi bien que les sciences cognitives et sociales,  la construction requiert plusieurs étapes :  la première, un principe simple (connu du lycéen moyen des années 60), la catalyse (un catalyseur est une molécule qui accélère la vitesse à laquelle une réaction chimique se produit sans être utilisée dans la dite réaction) en est le pivot central, la deuxième étape, partir du principe qu’un système vivant peut être défini comme un réseau de réactions chimiques fonctionnellement clos et autonome, enfin passer de la catalyse à l’autocatalyse. Progressivement les critiques à propos des systèmes autocatalytiques s’amenuisent et ce modèle devient pertinent. Si la démarche est complexe a suivre pour un non spécialiste des modèles mathématique et des algorithmes, il n’est pas inintéressant de considérer que les systèmes autoctalytiques de grande taille résultent de systèmes autoctalytiques de plus petite taille dont le premier est dit irréductible. Si la démarche est exacte, alors pourquoi ne pas envisager qu' »un écosystème, [c’est à dire] un réseau d’organismes interdépendants, puisse  être considéré comme un sur-ensemble autocatalytique de sous-ensembles autocatalytiques … ? D’où l’application à des écosystèmes différents comme l’écologie, l’économie etc. Les possibilités sont énormes, mais pas en ce qui concerne la première question « quid de la cause première ? »

Après l’école

dimanche, juin 7th, 2015

hanselNombreux sont ceux qui se posent la question de savoir à quoi servent certains domaines que l’enseignement imposait il y a encore quelques temps. Mais il s’agit là, d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, et c’est sans doute la raison pour laquelle il semblerait mieux aujourd’hui de proposer plutôt que d’imposer. A quoi, en effet, les tableaux de conversion pourraient-ils bien servir ? Pourtant toute apprentie cuisinière est la première à apprécier de savoir comment transformer des centilitres en décimètres cubes (par exemple !), faute de quoi la recette risque de ne pas correspondre à l’attente. Il en est de même avec la vieille règle de trois, sans laquelle il est difficile voire impossible de passer d’une recette pour quatre personnes à la même pour six. Petits exemples, petits effets mais ils sont une première réponse à la question à quoi cela servira t-il plus tard ? De plus grands exemples pour de plus grands effets ? Une connaissance des grands mythes grecs (en particulier) est toute aussi utile que celle des contes de fées, les uns comme les autres étant régulièrement revisités par la littérature, l’art cinématographique et aujourd’hui  les jeux qu’ils s’adressent aux enfants, aux adolescents ou aux adultes. Il n’est jamais inutile de comprendre le pourquoi du comment. Ce qui pourrait paraître étonnant, mais il s’agit d’une enquête réalisée au Royaume Uni, c’est que le grand public garderait pour une part non négligeable, une bonne idée de l’enseignement scolaire et en particulier de  celui de la chimie (Take concepts of chemistry out of the classroom, http://www.nature.com/news/take-concepts-of-chemistry-out-of-the-classroom-1.17691). Il s’agit en réalité, par le biais de quelques exemples vulgaires,  d’approfondir le(s) rapport(s) qu’entretient la théorie et la pratique, on pourrait même dire aujourd’hui, le virtuel et la réalité. C’est exactement ce qu’exprime l’expression à quoi cela servira t-il plus tard, comme s’il ne pouvait pas exister de connexion entre deux mondes qui s’excluent mutuellement,  conception vs réalisation. Tant qu’à faire de participer à la polémique, pourquoi ne pas opter pour l’épistémologie à l’école, parler enfin de la connaissance  !

Il faut le voir pour y croire

samedi, juin 6th, 2015

Visuel%20Vib%2032A moins que ce ne soit  » Il faut y croire pour le voir », les illusions d’optique telles que présentées dans,  Seeing Isn’t Believing (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43036/title/Seeing-Isn-t-Believing/) pourraient correspondre parfaitement à ce qu’un bon illusionniste aime à proposer à ses spectateurs. Ce sens abusé est en fait un moyen fort intéressant de se pencher sur le problème de l’évolution de la vision, sens communément partagé par tous les êtres vivants, et qui participe principalement à la survivance des espèces. Ainsi est-il possible de transformer l’aphorisme  » … tout le monde parle, c’est une évidence … » en  » … tout le monde voit, c’est une évidence … » mais en le complétant par  » …mais ce n’est pas nécessairement l’expression de la réalité … » Bien entendu, c’est cette dernière affirmation qui peut poser problème surtout quand on oppose le sensible à l’intelligible ! Contrairement à la perception des couleurs qui n’est pas partagée par la grande majorité des êtres vivants, la perception du mouvement l’est avec une mention particulière pour la rapidité du dit mouvement. Entrent également en ligne de compte, les couleurs à la fois de l’objet qui se déplace et du fond sur lequel il se déplace. Mais ce qui est peut être le plus extraordinaire c’est la part d’interprétation qui revient au cerveau devant l’image. Non pas comparable aux systèmes informatiques mais modèles de ces derniers, il est capable d’interpréter pour la transformer, une perception visuelle pour qu’elle corresponde à ce qui, statistiquement, est le plus vraisemblable dans la mesure où il l’a déjà expérimenté ! Il est vivement conseillé de lire l’article ci dessus sans omettre les tests visuels proposés, une première fois avant le texte, et une seconde fois, après !

Recherche/Moyens/Résultats

mardi, juin 2nd, 2015

Kon-Tiki13Qui se souvient aujourd’hui encore de l’épopée du Kon Tiki ? Le 27 avril 1947, après des préparatifs longs et difficiles,  une équipe scientifique conduite par l’anthropologue  Thor Heyerdahl s’embarque pour une traversée périlleuse.  L’idée est de vérifier l’exactitude d’une ancienne légende d’un roi-dieu qui aurait conduit son peuple de la cordillère des Andes pour la Polynésie, ce qui  implique la traversée du Pacifique. En 1947, l’idée que des populations des îles du Pacifique puissent être originaires d’Amérique semble particulièrement peu vraisemblable, car la traversée sur un radeau construit en balsa est peu crédible. C’est donc pour infirmer ou confirmer cette hypothèse que l’anthropologue norvégien embarque avec son équipe sur une embarcation aussi proche que possible de celle de la légende. Aujourd’hui si les pérégrinations des peuples passionnent toujours, l’aventure fait appel à beaucoup moins d’endurance physique, à moins que de compter pour telle de longues journées, voire de longues nuits dédiées aux techniques de laboratoire encore que la part du travail réalisé par les machines compte pour beaucoup. Démonstration avec ce récent article,  Genomes Point the Way (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43088/title/Genomes-Point-the-Way/). Existe-t-il une seule origine africaine à l’humanité ou non, théorie du Out of Africa contre théorie du Out of nowhere, ce qui est important c’est donc de trouver les voies de cheminements migratoires et la génétique est une aide d’autant plus précieuse que fiable et beaucoup moins risquée ! Ainsi après les expéditions, les découvertes archéologiques, la génétique appliquée aux populations vient-elle comme un outil supplémentaire dans cette quête de l’origine de l’homo sapiens. Celui qui ne semble pas si sapiens que cela quand il parle de son (ses) origine(s) ! Mais que l’on se rassure, les discussions ne sont pas terminées, la génétique n’a pas tout dit !

Au menu ce soir

vendredi, mai 29th, 2015

h_insect_1Neutralité des paquets de cigarettes pour limiter la consommation de tabac, avertissement du danger à consommer de l’alcool en trop grande quantité, respecter la planète. Quelle publicité faudra-t-il choisir pour inviter le consommateur à apprécier une nourriture à base d’insectes ? Si l’on excepte les populations qui ont déjà (depuis plus ou moins longtemps) introduit les insectes dans leur alimentation, d’où peut provenir la non appétence du reste du monde à ce type de met ? Plusieurs explications viennent à l’esprit. Probablement en premier lieu l’explication culturelle qui fait qu’il n’a jamais été question de manger des insectes  lorsque les conditions climatiques sont telles que agriculture et élevage font partie du paysage social depuis des millénaires. Plus récemment peut-être vient-il a l’esprit que les insectes (en général) sont impliqués comme vecteurs d’un certain nombre de maladies qui affectent l’homme avec pour certaines d’entre elles, une connotation de morbidité qui ne se dément pas. D’où la question première : comment faire manger des insectes à ceux qui n’en mangent pas encore. Pour y répondre, il faut lire l’article de Ophelia Deroy(http://www.nature.com/news/eat-insects-for-fun-not-to-help-the-environment-1.17630?WT.ec_id=NATURE-20150528#auth-1). Elle y aborde en effet une question intéressante : comment faire changer d’avis  l’individu. Dans le cas présent il s’agit essentiellement de transformer un dégoût en une appétence, retrouver le goût en passant par le visuel,  faire que le sensoriel prenne le pas sur l’éthique, voire même l’élimine de telle sorte que disparaisse la culpabilité sans oublier que jusqu’à présent,  la peur ne semble pas réellement motivante !

Pourquoi faut-il sauver le soldat saccharomyces cervisiae

mardi, mai 26th, 2015

btn_quiz_rose2On ne peut nier à l’heure d’aujourd’hui que la levure représente un élément important de recherche, un véritable petit soldat, qui accepte bravement toutes les manipulations génétiques, tous les essais qui auraient pu sembler farfelus s’ils ne répondaient pas à une volonté affichée, non pas de détruire pour détruire mais de comprendre pour améliorer. Que l’on ne s’y trompe pas, la levure (saccharomyces cervisiae)  est un protiste (eucaryote unicellulaire) et c’est un modèle parfait d’étude cellulaire. Elle est apparue il y aurait environ 1,6 Ga (peut-être plus), et représente un modèle tout à fait abouti, en raison de sa capacité de réaliser le processus de fermentation (assimilation des sucres,  synthèse d’alcool et de CO2). Depuis  quarante ans, on possède les outils indispensables au découpage de l’ADN ; depuis 1987 , c’est la levure qui est particulièrement  recommandée comme vecteur de clonage. Par un « juste retour des choses » on apprend que les gènes humains pourraient sauver la levure, (Human Genes Can Save Yeast, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43043/title/Human-Genes-Can-Save-Yeast/). Pour être totalement exact, il ne faudrait pas prendre cette affirmation au premier mais au second degré : elle exprime une potentialité que l’homme va certainement s’empresser de saisir. Le processus de conservation fait qu’à partir d’un ancêtre commun vieux de plusieurs milliards d’années, il existe des milliers de gènes que partage la levure et l’homme, aussi bien que la mouche et l’homme etc… Ainsi il n’y a plus qu’à vérifier la possibilité d’échange de protéines entre l’homme et la levure pour pouvoir dans un deuxième temps agir sur les protéines de la levure de telle sorte que se soit l’homme qui, en bout de chaîne, en tire bénéfice. Juste retour de choses ?