Archive for the ‘Non classé’ Category

C’était comment avant ?

dimanche, janvier 12th, 2014

Plus n’est besoin de les imaginer, fossiles humains ou animaux  peuvent être reconstruits en 3D, et colorisés comme les vieux films qui avaient besoin d’être restaurés pour être de nouveau regardés (Stonehenge Man: not just a pretty face, http://www.newscientist.com/article/dn24811?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2014-0109-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&#.Us8XcdLuKSo, Pigments Unearthed, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/38794/title/Ancient-Pigments-Unearthed/). Bien que l’interprétation des cercles de pierres du site de Stonehenge soit très loin d’avoir été apportée depuis Diodore de Sicile (1° siècle avant JC), le lieu reste, en dehors des touristes, celui du rassemblement des adeptes du néodruidisme. Aujourd’hui il se pourrait que ceux qui s’y retrouvent encore soient plus tentés d’inhumer cet ancêtre du néolithique que de matérialiser son visage. Par contre coloriser des fossiles semble plus captivant puisque s’ouvre alors le chapitre du/des rôles de la mélanine. Même s’il n’existe pas de différence réelle entre ces deux démarches puisque l’une comme l’autre s’appuient sur l’utilisation de techniques  devenues presque routinières, il existe une différence fondamentale puisque le premier exemple  est abouti et donc ne pose plus vraiment de questions alors que le seconde  est matière à de nouveaux  questionnements. Dans une histoire on aime bien connaître la suite.

Toujours rendre à César ce qui est à César

mercredi, janvier 8th, 2014



Il peut être plus ou moins facile de rebondir à partir d’un article, et c’est plutôt facile aujourd’hui grâce à un troisième article que l’on pourrait facilement qualifier d’hagiographie du monde végétal (Genomes Gone Wild, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/38729/title/Genomes-Gone-Wild/) ! Si l’on connaît les petits pois de G. Mendel on sait moins que la première cellule décrite fut une cellule de liège par R. Hook en 1665 grâce à un microscope composé d’un assemblage de plusieurs lentilles. Quant à la découverte du  noyau cellulaire, on la doit à R. Brown 1831 sur l’orchidée, découverte qui conforta alors la théorie cellulaire proposée par Dutrochet (1824), puis reprise en 1838 par Schleiden. Si historiquement la cellule végétale se retrouve donc bien au centre des découvertes du début du XIX° siècle, c’est toujours elle qui tient le haut du pavé au XX° et probablement au XXI°. C’est encore à partir d’études sur un végétal, le maïs, que B. McClintock obtenait le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1983 pour sa découverte des facteurs génétiques mobiles appelés transposons. Les transposons ou ET (éléments transposables) sont des séquences d’ADN capables de se déplacer et de se multiplier dans un génome (transposition). Ces transposons sont en petit nombre dans les génomes de petite taille mais sont en grand nombre dans les génomes de grande taille. Ainsi atteignent-ils 70% en particulier pour le maïs. Ce qui est intéressant c’est le rôle de facteur d’évolution qui pourrait leur être attribué, rôle favorable mais peut-être contrebalancé pas celui plus défavorable dans l’émergence de certaines maladies humaines. Le règne végétal reste ainsi une objet d’étude  incontournable passant du botaniste du XVII° siècle au XXI° siècle du cytogénéticien.

Le vert est à la mode !

lundi, janvier 6th, 2014

Deux articles qui se complètent en se suivant et qui abordent un côté caché du monde vivant. Bien que faisant figure d’intrus au milieu des sujets les plus souvent publiés, la  présentation des auteurs rend fascinant le sujet  (Stranger than Fiction, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/38677/title/Stranger-than-Fiction/,  Plant Talk, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/38727/title/Plant-Talk/) ! Il est temps en effet que ce monde dont on ne parle que par le biais d’une écologie plus ou moins assumée, trouve sa place auprès du monde animal puisque l’un n’existe pas sans l’autre. Il est du reste amusant de relever que les héros des contes fantastiques peuvent aussi bien être des plantes que des animaux. Ainsi aujourd’hui les études sur les processus de communication s’étendent-ils à tout le monde vivant, animal comme végétal. S’il est intéressant de chercher à savoir si ces processus existent, puis les connaître et les comprendre, les termes utilisés paraissent un peu infantiles de part leur côté par trop anthropomorphique. Il est vrai également qu’il n’est pas vraiment facile de savoir parler plante  à la façon dont s’exprime une plante ! Peut-être est -il plus pertinent d’aborder la question de l’existence d’une évolution adaptative végétale selon une direction comparable à celle de l’évolution adaptative animale !

Communiquer : comment/pourquoi ?

lundi, décembre 30th, 2013

Pourquoi le transport d’électrons est-il mieux connu au niveau des systèmes artificiels qu’au niveau des organismes vivants ? (Live Wires, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/35299/title/Live-Wires/) Au niveau de la membrane mitochondriale, pas de problème, mais de bactérie à bactérie sur ce qui ressemble à une longue distance, que de difficultés pour la compréhension ! Et voilà la naissance d’un nouveau néologisme : l’électromicrobiologie. Ce nouveau domaine est d’autant plus remarquable que ses racines plongent dans un passé dépourvu d’oxygène et que ses rameaux se dirigent vers le futur des énergies renouvelables dont l’humanité éprouve déjà le besoin. Ce qui semble fascinant c’est l’existence d’un facteur commun à la vie aérobie et anaérobie à savoir le processus d’oxydo-réduction (échange d’électrons) sur lequel repose vraisemblablement l’origine de la vie sans que la démonstration en soit totalement acquise mais que néanmoins l’homme maîtrise suffisamment pour pouvoir l’utiliser dans son industrie. Il ne reste plus qu’à se familiariser avec les processus d’oxydo-réduction, les possibles directions de circulation des électrons, les nanofilaments, revenir peut-être sur la définition des organismes multicellulaires et plus rien n’échappera de l’origine de la vie sur terre et pourquoi pas ailleurs ?

A la une !

vendredi, décembre 27th, 2013

Au top de l’année 2013 dans le domaine de la biologie scientifique selon le choix de Kerry Grens (Associate Editor at The Scientist) sept exemples d’avancées techniques (2013’s Big Advances in Science, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/38747/title/2013-s-Big-Advances-in-Science/). Les outils retenus ont ceci de particulier, c’est que conceptualisés par des utilisateurs premiers, leur utilisation a été dévoyée par des utilisateurs seconds. Pensés, construits, efficaces pour des tâches que l’on aurait pu penser spécifiques, ils deviennent l’outil en majesté qui invite à se poser la question : qu’est-ce que l’outil ? En effet  on voit bien que l’outil ne peut pas se définir comme étant uniquement un objet technique dans la mesure où son domaine d’application est loin d’être univoque, l’outil portant en lui plus que ce pour quoi il a été inventé. Penser l’outil devient alors un exercice de haute voltige ! Car, comment savoir ce dont un outil est capable quand il est placé dans la main d’un homme inventif ? Reste néanmoins une inquiétude, que l’homme ne devienne pas l’esclave de son outil !

D’accord, pas d’accord !

mardi, décembre 24th, 2013

Comment regrouper une communauté dans sa totalité ? Un étendard du type « A bas la dictature » pourrait sembler fédérateur. C’est ce que propose La Déclaration de San Francisco sur l’évaluation de la recherche (DORA), une initiative menée par l’American Society for Cell Biology, qui vise à réformer l’évaluation de la recherche (Ending the tyranny of the impact factor, http://www.nature.com/ncb/journal/v16/n1/full/ncb2905.html). Que celui qui n’a pas consulté les indexations annuelles de  l’IF (Impact Factor) avant de proposer un article lève la main. Que celui qui n’a pas commencé par traduire, mieux écrire directement, en Anglais son article lève également la main, car il n’est pas de bonne publication sans une acceptation pour parution dans une revue de langue anglaise. Serait-ce à dire que le vent de la révolte prendrait naissance dans ce continent qui en a vu la naissance [Le FI a été conçu par Eugène Garfield, le fondateur de l’Institute for Scientific Information (ISI) maintenant faisant partie de Thomson Reuteurs] ? Se pourrait-il qu’il souffle vers le vieux continent ? En attendant ce moment, la démarche adoptée par l’American Society for Cell Biology pourrait être qualifiée de très intéressante quand elle parle de s’inscrire dans un modèle holistique. Que faut-il comprendre ? Tout d’abord que plusieurs facteurs devront être pris en compte mais surtout ensuite que la somme de ceux-ci se doit d’être inférieure à l’ensemble obtenu par le tout formé par chacun d’entre eux. Peut-être plus facile à dire qu’à faire, mais l’horizon pourrait s’éclaircir pour un avenir qui se lèverait sur un monde meilleur dans les domaines  des deux protagonistes : les publications et leurs publicateurs.

Marche arrière

dimanche, décembre 22nd, 2013


A l’aube de 2014, il n’est pas anodin de savoir enfin que l’on va pouvoir récupérer ses vingt ans (Turning back time: ageing reversed in mice, http://www.newscientist.com/article/dn24784-turning-back-time-ageing-reversed-in-mice.html?full=true&print=true#.Urbl69LuJOJ). Il ne s’agit pas encore de la machine à remonter le temps, mais existera-t-elle jamais car les scientifiques les plus avertis sur ce sujet ne seraient pas d’accord sur la possibilité même d’une telle aventure. Plus prosaïquement il s’agit d’une protéine et c’est là que l’on reparle de la SIRT1 [cf :  Souris un jour, souris toujours ! (27/03/2012), A propos des soins esthétiques (10/02/2013)], en lui ajoutant l’HIF 1 alpha, l’une et l’autre agissant de concert. Entre les deux, une coenzyme d’oxydo-réduction, la NADH, qualifiée de talon d’Achille : c’est dire son importance ! Qu’on se rassure, jamais ces recherches n’ont été entreprises en vue d’un rajeunissement individuel qui serait pratiqué dans un centre de beauté, ou du rajeunissement d’une population devenue sénescente. Il s’agit seulement d’avancer dans le traitement des maladies liées à l’âge. Mais, si le troisième âge ne risque plus d’être malade, pourra-t-il encore être qualifié de troisième âge ?

Mathématiques : l’alpha et l’oméga

dimanche, décembre 22nd, 2013

Pourquoi n’existe-t-il pas de prix Nobel de Mathématiques, Alfred Nobel ne s’est jamais totalement expliqué sur le sujet. Ont donc été créés la médaille Keith en 1927, la médaille Fields en 1936, le prix Abel en 2003 …. En réalité nombreuses sont les récompenses dans le domaine des Mathématiques qui aujourd’hui couvrent un champ d’une largeur telle qu’il il va des mathématiques fondamentales aux mathématiques appliquées. Ces dernières ont la faculté de s’inscrire dans presque tous les domaines démontrant l’universalité de cette matière, son ubiquisme lui permettant de se sentir à l’aise aussi bien dans le domaine de la sociologie que dans celui de la biologie. Si l’on efface le côté hagiographique de l’article Biology’s Coefficient, (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/38379/title/Biology-s-Coefficient/) il pourrait être utile d’énumérer les sujets traités par le personnage dont il est question. Il serait même plus utile encore  d’étudier les voies de traverse qui lui ont permis de passer d’un sujet à l’autre. L’épistémologie n’est pas un mot barbare mais le meilleur moyen d’aborder le versant méthodologique de la connaissance et dans le cas présent, parce que globalement performant, l’outil mathématique a le mérite d’être enfin devenu nettement  plus attractif que répulsif.

Faudrait savoir !

lundi, décembre 16th, 2013

Les lézards (Autarchoglossa) seront-ils ou non les derniers sur la terre ? La question ne risque pas d’être résolue lorsque l’on compare l’article Why lizards may inherit the Earth, (http://www.nature.com/news/why-lizards-may-inherit-the-earth-1.14355) à l’idée communément propagée par les écologistes, selon laquelle le réchauffement climatique serait un des facteurs principaux de leur extinction ! Premièrement donc, les lézards bénéficient d’un système respiratoire tout à fait particulier où l’air ne chemine que dans un sens ( Le souffle du lézard et sa mystérieuse histoire, http://www.leparisien.fr/sciences/le-souffle-du-lezard-et-sa-mysterieuse-histoire-11-12-2013-3399521.php) et qui manifestement les avantage comme il  aurait avantagé les dinosaures (les sauropsidés les plus anciens remontent à 315 Ma et l’âge d’or des dinosaures se situent vers 65 Ma). Deuxièmement, les lézards sont des poïkilothermes, ce qui signifie que leur température varie en fonction du milieu, ils ne peuvent donc pas réguler leur propre chaleur corporelle. Si pour certains, ce type de physiologie serait préjudiciable à la survie des lézards, pour les auteurs de l’article, c’est leur physiologie respiratoire qui devrait être considérée comme un atout. Qui sera là pour dire in fine  laquelle des deux propriétés l’emportera sur l’autre ?

Metropolis

samedi, décembre 14th, 2013


Il y a-t-il lieu de  rechercher comme un certain cousinage entre Metropolis le film,  et Metropolome, l’article (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/38376/title/Metropolome/ ) ? En 1927, Fritz Lang et sa femme, imaginent dans un futur apocalyptique situé en 2026, une mégapole infernale. En 2013, des chercheurs établissent une carte de la vie microbienne dans les différentes stations de métro de New York, à chaque station correspondant une signature bactérienne spécifique. Bien qu’il ne s’agisse plus de science fiction puisque ce monde de germes est une réalité à laquelle est confrontée, sans en avoir conscience, la population humaine de la ville étudiée, cette cartographie d’un type particulier aurait plutôt tendance à faire peur ! Pourtant il n’y a pas que ce côté Peur sur la ville qu’il faudra retenir, plutôt celui positif qui permettrait, malgré un coût encore élevé, d’entrer dans une nouvelle ère épidémiologique. Mais il existe aussi (et surtout ?) un autre versant, qui lui en posant plus de questions qu’en apportant des réponses, rejoint  ce thème magistralement traité par G. Canguilhem du Normal et du Pathologique.