En l’absence d’une descendance connue de M. Proust il est difficile de savoir si l’odeur de sa petite madeleine se serait transmise comme le laisse penser l’article : Fear of a smell can be passed down several generations ( http://www.newscientist.com/article/dn24677?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2013-1205-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&#.UqSU2tLuJOI), encore que dans ce cas l’association ne serait pas faite avec un ressenti de peur. Dans le même esprit on sait également depuis longtemps que si les pères ont mangé des raisins vert, les dents des fils sont agacées(Ezéchiel, XVIII, 2 ). Et même sans tenir compte du fait que l’on disait de cette transmission qu’elle se manifestait jusqu’à la troisième génération, il n’en reste pas moins vrai qu’il se pourrait bien que l’on puisse enfin trouver une explication, par le biais de l’épigénétique, à un texte ô combien ancien, tout autant qu’à une très célèbre évocation littéraire. Pour l’instant seule l’étude des spermatozoïdes a mis en évidence des modification de l’ADN telles qu’elles puissent expliquer cette transmission, encore que la transmission de la transmission demande un éclairage dont on ne dispose pas encore. Ceci étant, il est une fois encore étonnant de constater combien la vulgate populaire est instructive. Elle serait même suffisamment riche pour initier de nombreux sujets de thèse.
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Malédiction !
mercredi, décembre 11th, 2013A propos de foie et de peau
dimanche, décembre 8th, 2013
A priori rien à voir entre le foie et la peau, a posteriori il convient d’en être un peu moins sûr, même s’il s’agit encore d’une histoire de souris. Tandis que les plus récents des écrits médiatiques n’ont pas encore rapporté de faits humanoïdes où s’illustrerait la souris, celle-ci s’est depuis longtemps montrée un fidèle allié de celui qui en a fait l’un de ses animaux de laboratoire préféré. Aujourd’hui elle serait la cheville ouvrière d’un nouveau domaine de recherche,qualifié d’inattendu puis qu’il tendrait à établir des relations entre le foie et la peau (Surprising discovery: The skin communicates with the liver, http://www.sciencecodex.com/surprising_discovery_the_skin_communicates_with_the_liver-124334). Pourquoi serait-il intéressant qu’il existe des informations en provenance de la peau vers le foie ? Parce que la peau qui représente l’organe le plus important en terme de surface (et donc de volume ) de tout l’organisme et aussi le lieu d’expression de multiples pathologies pour lesquelles il existe conjointement une expression à d’autres niveaux dont l’appareil digestif fait partie. Peut-être néanmoins convient-il d’être prudent dans l’interprétation des résultats. Le gène invalidé chez les souris knock-out utilisées, est le gène de la protéine de liaison acyl coA. Cette coenzyme intervient dans la dégradation des acides gras par β-oxydation en vue de former des molécules acétyl-CoA destinées à être converties en ATP et NADH+H+ par le cycle de Krebs (mitochondries). Même si les expérimentateurs ont constaté une accumulation de graisse dans le foie, étant donné l’ubiquisme de la réaction, il serait peut-être bon d’aller voir ailleurs !
Un mystère mystérieux !
mercredi, décembre 4th, 2013Un très grand mystère auquel on ne réfléchit que trop peu et qui pourtant sous-tend la vie quotidienne depuis ….. ! A peu près du même type que pourquoi la terre est-elle ronde, la question que l’on devrait se poser pourrait être pourquoi et comment des cellules en 3D (Taking Shape, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/38404/title/Taking-Shape/) ?
Non seulement la cellule n’a rien de la plate galette enseignée pendant des décennies, mais sa plasticité, son adaptabilité, qualités qu’elle partage avec ses constituants, sont source à la fois d’admiration et d’étonnement. Certes la microscopie électronique avait révélé l’organisation intracellulaire mais elle avait aussi figé la cellule pour longtemps, donnant une fausse image qu’il a fallu redresser. Et c’est en transformant progressivement la cellule virtuelle en cellule réelle que les questions se sont posées et ce n’est probablement pas sans raison que la forme du contenant et celle de son contenu répondent à la fonction. Alors que le démontage de la cellule a presque abouti, il semble bien que son remontage offre quelques difficultés d’où, heureusement, du travail pour un certain temps encore.
Quelques nouvelles récentes sur les croisés !
mardi, décembre 3rd, 2013
Tous les artefacts étant utiles, l’étude des fécès, qui en font partie, n’est plus ignorée par les archéologues car les déjections qu’il s’agisse d’animaux ou d’humains sont autant d’informations portant tout autant sur les ingestions que sur les maladies que les êtres vivants ont rencontrées au cours des siècles. Ansi peut-on apprendre de quelles infections ont pu souffrir les croisés ! (Ye Old Parasites, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/38015/title/Ye-Old-Parasites/). Mais ce qui est aussi intéressant sinon plus c’est d’aller au delà de ces données statiques. En effet viennent s’y ajouter des applications plus dynamiques puisqu’il est possible d’effectuer des comparaisons entre germes anciens et actuels en terme de modification génomique, virulence et donc de pathogénicité. Ainsi les croisés viendraient-ils aujourd’hui en aide aux infectiologues dans leurs thérapeutiques, ce qui n’avait peut-être pas été envisagé même si cela était programmé !
L’extinction en question
vendredi, novembre 29th, 2013
Existe-t-il un programme d’extinction des espèces et si oui, est-il éthique de s’y opposer ? Aux causes anciennes et naturelles d’extinction sont venues s’ajouter des causes anthropiques plus récentes. Si l’on pense pouvoir remédier aux secondes on peut se poser la question de savoir si les premières étaient programmées en d’autres termes s’il existe un programme d’extinction. Après tout il existe bien une mort programmée des cellules (apoptose) qui correspond à un phénomène parfaitement normal. Encore incomplètement déchiffré au niveau cellulaire sur un temps défini, un tel programme peut-il l’être au niveau des espèces sur un temps mal défini ? Quoiqu’il en soit s’il est possible de venir au secours des espèces en voie de disparition du fait de l’homme, est-il judicieux de ressusciter des espèces disparues comme il devient possible de le réaliser (Testing De-extinction, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/38430/title/Testing-De-extinction/) ? En d’autres termes quand l’homme est le responsable de la disparition d’une espèce est-il moral qu’il soit aussi celui qui va réintroduire ladite espèce. D’autant que les espèces ainsi réintroduites ne jouissent pas de la même vie que leurs ancêtres, mais plus souvent d’une vie abrégée et riche de souffrances comme celle de la pauvre et regrettée Dolly. Si le temps apporte la réussite, il n’en reste pas moins vrai que les débuts s’apparentent à de véritables expérimentations. La question posée en est d’autant plus riche et les réponses plus nombreuses ! Enfin, comment être certain que ne se mêle pas à cette démarche l’idée d’un passé meilleur que le présent ?
La mouche et l’araignée ?
jeudi, novembre 28th, 2013
On ne le répétera jamais assez mais la Drosophila melanogaster n’est pas l’animal nuisible que l’on croit, tant s’en faut. Foin du papier tue-mouche de nos ancêtres, place à l’admiration sans borne que ce diptère devrait inspirer. Si le porc est proche de l’homme, la mouche l’est tout autant et il n’est que de voir l’utilisation qu’en font les différents laboratoires pour s’en persuader. C’est ainsi qu’elle semble tout indiquée pour précéder l’homme dans ses prochains voyages spatiaux et en particulier ceux à destination de Mars (How fruit flies will get us to Mars, http://www.csmonitor.com/layout/set/r14/Science/2013/1125/How-fruit-flies-will-get-us-to-Mars). En réalité la mouche n’en serait pas à son premier vol spatial puisque le premier a déjà eu lieu il y a 66 ans ! Et s’il leur est arrivé de ne pas rentrer de voyages en commun avec des araignées ce ne sera pas le cas lors de leurs prochaines escapades car elles en apprennent plus à l’homme sur l’homme que ne le fait leurs prédateurs aranéides.
Le chromosome et la vie socioéconomique
dimanche, novembre 24th, 2013
Il pourrait se faire qu’aucune corrélation n’échappe plus à la sagacité du monde des chercheurs car inattendues ou non, elles auraient plutôt tendance à répondre présentes aux investigateurs ! Ainsi existerait-il une relation entre la taille des télomères (granulocytaires) et ce versant, devenu trop actuel, de la vie socio-économique à savoir le chômage (Long-Term Unemployment Is Associated with Short Telomeres in 31-Year-Old Men: An Observational Study in the Northern Finland Birth Cohort 1966, http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0080094). Si l’on connaissait déjà la relation entre la longueur des télomères et des situations de stress internes, l’étude ci-dessus s’intéresse à des situations de stress au sein de la vie sociétale. La difficulté d’interprétation de ces résultats tient essentiellement aux deux facteurs retenus : télomères et rapport du sujet à sa vie professionnelle. En ce qui concerne les télomères, ils ont été et sont toujours étudiés : leur longueur a été présentée comme un marqueur de vieillissement biologique, et on a même pu proposer qu’en fonction de cette longueur, la durée de vie de l’homme pourrait atteindre normalement 130 ans ! Quant à la vie professionnelle, les critères que l’on est amené à retenir sont certainement plus individuels qu’universels. Le mérite de l’étude est néanmoins d’avoir choisi de retenir une seule tranche d’âge, 31 ans, et d’avoir tenté de cerner au mieux les covariables. Mais comme il faudrait tenir compte de l’extrême variabilité dans le temps chez un individu, de la longueur des dits télomères, même si la relation de cause à effet semble plus tenir du voeu pieux que d’une certitude absolue il y a peu de chance qu’il s’agisse de l’inverse Il n’en reste pas moins vrai qu’il n’est pas inutile de mettre le doigt sur un facteur socio-économique (encore un !) exerçant une influence négative sur la qualité de la vie des individus.
Quand ?
jeudi, novembre 21st, 2013
C’est une question d’importance mais sur laquelle on ne prend pas la peine de suffisamment s’arrêter. Quel est le bon moment, le moment opportun pour…. (Too much, too young: Should schooling start at age 7?, http://www.newscientist.com/article/mg22029435.000-too-much-too-young-should-schooling-start-at-age-7.html#.UpHxytIyIcU) ? Le kairos des anciens est un concept qu’il convient de ne pas oublier dans cette époque où l’instantanéité et le virtuel ont pris une place prépondérante. Pourtant la vulgate lorsqu’elle exprime en ces termes » The right Man in the right place at the right time » ne fait rien d’autre que de définir les facteurs de l’opportunité : sujet, objet, temps. Dans le cas présenté il semble on ne peut plus difficile de trancher. S’il n’est pas opportun de retenir le pays originaire de la question, dans la mesure où la question posée n’a pas de frontière, il est utile de regarder avec attention les exemples choisis pour évaluer les éléments nécessaires à la réponse. Si l’on oppose la liberté à la contrainte, le fléau de la balance penche sans conteste vers la première. Mais l’entrée dans la vie sociétale est un impératif que Mowglî à également été amené à connaître. Alors peut-on vraiment répondre pour tous, à la question suivante : une liberté première, indispensable au jeu, est-elle le meilleur moyen pour entrer secondairement dans un monde de formatage ?
Un corps plus que nu
mercredi, novembre 20th, 2013
A l’heure où le corps dévoile son intériorié presque sans complexe, il existe encore des signes d’un certain intérêt pour son extériorité comme en témoigne Dissection via Paintbrush (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/38106/title/Dissection-via-Paintbrush/). Le sujet n’est pas nouveau et fait souvent polémique. Comment doit-on comprendre l’exposition à la vue de tous, d’un corps dépecé où l’on se plait à montrer en les nommant les différentes structures macroscopiques que sont les muscles, les os, les vaisseaux, le système nerveux. Il ne s’agit aucunement d’une reproduction en couleur mais d’un individu qui semble plus vivant que mort en raison d’une anatomie parfaite que rien ne semble avoir détériorée, mais qui au contraire est donnée à voir dans une nudité d’un type tout à fait particulier. Mais il existe aussi souvent une dimension autre, une théatralité évidente dans le choix des postures des sujets comme en témoigne le Cavalier et son Cheval d’Honoré Fragonard. Ainsi en est-il également des corps plastinifiés que Gunther von Hagens depuis 1995 expose dans diverses capitales. Si l’autopsie n’a jamais été formellement interdite (Autopsie et religions, D. Seilhean, Bull. Acad. Natle. Med., 2001, 185, n° 5, 877-889, Séance du 22 mai 2001) il n’en reste pas moins vrai que cette présentation/représentation ne peut être totalement assimilée quoi qu’on en dise, à une démarche didactique. En témoigne ce double/trouble sentiment d’attraction/répulsion que déclenchent ce que certains se plaisent à nommer oeuvre d’art !
D’où l’expression : ne tenir qu’à un fil !
dimanche, novembre 17th, 2013
Une preuve qui ne tient qu’à un fil c’est le cas de la récente découverte concernant ces lointains ancêtres du genre Homo, les Néandertaliens. Considérés à tort lors de leur découverte comme des sous-espèce au sein de l’espèce Homo sapiens , l’homme de Néandertal n’en finit pas de révéler la richesse de son passage sur terre (-250000 à – 28000 !). Dernière en date , la plus ancienne ficelle jamais retrouvée (World’s oldest string found at French Neanderthal site, http://www.newscientist.com/article/mg22029432.800?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2013-1114-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&#.UojAitIyIcU). Et comme qui peut le plus peut le moins, ces mêmes Néandertaliens pourraient bien avoir utiliser des bateaux dont ils auraient solidariser les planches puisqu’ils savaient tresser des cordes. Ce qui expliquerait que l’on ait trouvé là où ils n’auraient pas dû y être, des objets de l’industrie de type moustérien ……, CQFD