Archive for the ‘Non classé’ Category

Pour un nouveau réseau social

dimanche, novembre 17th, 2013

A l’heure où l’on ne saurait exister sans son réseau social, il est bon de savoir que ceux qui participent à la vie scientifique ont également senti le besoin d’un partage équitable (Retracing Steps, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/38241/title/Retracing-Steps/). Mais s’agit-il vraiment d’une démarche altruiste ou plutôt d’un besoin de donner un minimum de clarté aux écrits scientifiques qui fleurissent ça et là mais dont il est, dans une proportion non négligeable de cas, particulièrement difficile de reproduire les différentes étapes depuis la conception, la réalisation, les résultats jusqu’à leur interprétation. La question qui se pose est donc la suivante : est-il normal que bon nombre de publications se révèlent opaques ? Si oui, il n’y aurait à cette attitude qu’une seule explication : un découvreur est un fossoyeur ! Mais alors qui sera le passeur ? On ne peut effectivement pas imaginer qu’à l’époque de l’instantanéité partagée chacun garde jalousement pour lui, voire fasse usage d’une clef de codage interdisant l’accès à ce qui devrait être la propriété de tous. La naissance de l’écriture en général à permis de corriger la transmission orale, source d’erreurs et de déformations multiples. Il est vrai que l’usage du latin dans les professions médicale et juridique a voulu mettre un frein à la compréhension de tous, mais il ne faudrait pas que la communauté scientifique retrouve ce travers et le choisisse de nouveau !

Histoire de prothèse et d’implant

lundi, novembre 11th, 2013

Comment faudra-t-il qualifier l’organe obtenu par l’utilisation d’une imprimante 3D (à partir de cellules spécialisées) lorsqu’il sera implanté dans l’organisme de celui/celle qui en aura un besoin vital ( Opinion: I Want My Kidney, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/38154/title/Opinion–I-Want-My-Kidney/) ? Même si récemment encore il était de bon ton de se poser des questions à propos des différences pouvant exister entre implant et prothèse, qu’en est-il aujourd’hui ? Aura-t-on par cette nouvelle technologie résolu le problème posé par JL. Nancy (L’intrus, ed. Galilée, 2005) concernant la greffe cardiaque dont l’auteur tirait bénéfice sans l’accepter . De façon volontairement (?) simple (?) le Larousse Médical définit l’implant, comme tout matériel naturel ou artificiel inséré dans l’organisme et la prothèse comme tout dispositif implanté dans l’organisme pour suppléer un organe manquant ou pour restaurer une fonction compromise. Sans s’appesantir sur les difficultés à s’accorder sur une distinction claire entre les deux, on perçoit bien que dans l’un comme dans l’autre cas, il s’agit d’un matériel qui est appelé à participer à l’intériorité de l’organisme. Que sera ce nouveau produit de la technologie où participent à la fois des cellules qui pourraient appartenir au sujet lui même et une construction obtenue par le biais d’une imprimante sur un support adapté. Cette chimère sera-t-elle en mesure de résoudre le problème d’une extériorité appelée à faire partie intégrante (intégrée ?) de l’intériorité d’un individu. En évitant le problème médical du rejet de greffe, celui de la non acceptation psychologique disparaîtra-t-il aussi ? Quoiqu’il en soit, l’homme qui valait trois milliards n’a jamais été en avance que de 40 ans !

Pour sourire ….

dimanche, novembre 10th, 2013

On a presque du mal à y croire, mais il faut bien se rendre à l’évidence, l’escargot et l’homme réagiraient de la même façon lorsque placés dans une situation de stress ! Mettez l’escargot en difficulté il ne retrouvera pas le bon chemin qu’on lui a enseigné. Mettez l’homme en difficulté il risque d’être incapable d’effectuer une tâche dont il a l’habitude (Stressed-Out Snails Become Forgetful, http://news.sciencemag.org/brain-behavior/2013/11/scienceshot-stressed-out-snails-become-forgetful). Les récents signataires pour les droits des animaux étaient-ils déjà au courant de cette nouvelle ressemblance entre l’homme et l’animal et qui plus est d’un animal dont on a l’habitude de penser, certainement  sommairement, qu’il s’agit d’un organisme inférieur ! Si l’on continue sur cette voie, il va devenir de plus en plus difficile de ne pas croire que dans les temps ancestraux les animaux nous parlaient et que nous nous comprenions !

Encore une bonne question …….

jeudi, novembre 7th, 2013

S’est-on jamais posé la question de savoir pourquoi donc les cellules affichaient-elles la même taille quelque soit l’être vivant auquel on s’intéressait ? Les cellules de taille supérieure à 10 microns sont en effet plutôt rares. Que l’on soit d’accord depuis la théorie cellulaire sur le fait que la cellule représente la brique de construction de tout matière vivante n’explique pas pour autant la relative constance de sa taille. Pour quelle raison en est-il ainsi ? Il est depuis toujours de bonne pratique d’utiliser l’anthropomorphisme comme outil universel d’explication. Ainsi a-t-on très normalement commencé par classer les cellules en deux groupes : les nobles et les autres. A ces dernières était volontiers attribué un rôle de soutien dans tous les sens du terme. Ainsi a-t-on de même imaginé tout aussi facilement que la taille des cellules était en rapport avec leurs possibilités de nutrition, ce qui leur interdisait de grossir démesurément! Il n’en serait donc rien, puisque il s’agirait tout simplement d’un problème de gravité, les forces en jeu étant elles-même en rapport avec la taille (Q: Why Do Animal Cells Stay So Small? A: Gravity, http://finance.yahoo.com/news/q-why-animal-cells-stay-194700315.html). C’est ce que semble bien démontrer l’étude comparative menée sur le noyau de volumineuses cellules (oeuf de grenouille africaine à griffes) à l’intérieur duquel des mailles d’actine forment un réseau de soutien.  Ainsi comme la pomme qui tombe de l’arbre, dans le noyau privé d’actine les organelles tombent-ils aussi !

Nos neurones et nous

lundi, novembre 4th, 2013

Trouver des modifications génomiques nombreuses au niveau des neurones invite à se poser de nombreuses questions (Genetic Diversity in the Brain, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/38095/title/Genetic-Diversity-in-the-Brain/). Parmi lesquelles on peut retenir : existe-t-il d’autres cellules spécialisées au sein d’un autre tissu de l’organisme qui présentent une telle particularité, mais peut-être et surtout quelle en est la signification  ? Dans la mesure où ces variations n’existent pas au niveau des cellules progéniteurs de la lignée neuronale (culture) on est tenté de penser qu’elles interviennent dans le court laps de temps de la différenciation neuronale. Par contre il semble difficile d’être affirmatif sur le fait qu’il n’y aurait aucun rapport avec le vieillissement ! Si le rapport avec des susceptibilités individuelles à certaines affections neurologiques pourrait être envisagé, comment passer à l’étape suivante en faisant de cette diversité le support de fonctions telles que l’intelligence ou la conduite. Il faut savoir raison garder et ne pas s’aventurer sur des chemins périlleux même s’ils attirent le chercheur, le psychiatre et le sociologue depuis bien longtemps ! Ne pas revenir au temps de l’anthropométrie criminalistique est un impératif intangible !

Et si Ève avait été ophiophobe ?

mercredi, octobre 30th, 2013

…… la face du monde aurait-elle pu en être changée ? A l’évidence Ève ne faisait pas partie de ces personnes que les serpents terrorisent puisqu’il semble bien qu’elle ait répondu favorablement à ses avances. Or la peur du serpent est largement répandue parmi les êtres vivants et l’on aurait même découvert une population neuronale répondant spécifiquement à la vue de ce vertébré, classe : Sauropsida, ordre : Squamata  (Snakes on a Visual Plane, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/38053/title/Snakes-on-a-Visual-Plane/). Ces neurones sont situées chez le Macaca fuscata au niveau de la zone du pulvinar médian et dorso-latéral mais de là à imaginer que l’on pourrait transposer cette découverte à d’autres primates, voire à des primates ancestraux, tiendrait plus du domaine de l’imagination. S’agirait-il de la preuve qu’il existe des neurones impliqués dans une  réponse spécifique de défense à l’encontre d’un prédateur particulier ? Il est néanmoins peu vraisemblable qu’à chaque phobie animale corresponde une classe particulière de neurones. En effet si les ophiophobes sont nombreux que dire des arachnophobes dont il n’est pas question, alors qu’ il existe tout comme pour les serpents des araignées particulièrement dangereuses ! La phobie des serpents ne se résume peut-être pas simplement à des neurones du pulvinar !

Méthylation vs télomère

lundi, octobre 28th, 2013

Vaut-t-il mieux dire : montrez moi vos télomères  et je vous dirai votre âge , ou bien : donnez-moi l’état de méthylation de votre ADN et je vous dirai votre âge ? Il paraît aujourd’hui que la réponse à la deuxième formulation serait plus juste  (Women’s breasts age faster than the rest of their body, http://www.newscientist.com/article/dn24439?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2013-1010-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&#.Um2NMHBdCSo). Et pour quel résultat ? La mise en évidence d’un vieillissement qui ne serait pas identique entre les différents tissus de l’organisme ! Un sein contre un coeur  débouchant sur une possible explication de la prévalence du cancer pour le premier chez la femme. Mais peut-être aussi cet espoir si solidement ancré bien que toujours déçu de la possibilité d’une action sur le vieillissement  humain. Quoi qu’il en soit voici encore une démonstration que le temps reste une dimension bien capricieuse. On se demandait déjà que pouvait signifier certaines expressions comme :  vivre avec son temps, prendre son temps,  donner du temps au temps  ! Mais aujourd’hui , de plus, que faudra-t-il penser  de l’expression  ne pas faire son âge sans parler de cette autre prendre de l’âge !

 

 

 

Face à face

samedi, octobre 26th, 2013

Peut-on parler de coïncidence quand paraît le 21 octobre l’article « Introducing patients to animal research », (http://www.insight.mrc.ac.uk/2013/10/21/introducing-patients-to-animal-research/) et que dans le même temps  les médias  se font le relais du « Droit des animaux : le manifeste de 24 intellectuels pour un changement du statut juridique de l’animal » ( http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/24/24-intellectuels-changement-statut-juridique-animal_n_4149765.html). S’il est en effet devenu normal aujourd’hui de refuser le concept de l’animal machine du siècle de Descartes, il n’en reste pas moins vrai que certaines pratiques prêtent encore à discussion. Ainsi en est-il en particulier de l’expérimentation animale malgré la mise en oeuvre d’améliorations techniques qui témoignent du changement de regard qui transforme une chose en un sujet. Dans la mesure où il n’est pas encore possible d’éviter totalement la participation animale à la recherche, la démarche qui consiste à expliquer le pourquoi du comment représente une solution raisonnable que l’on pourrait peut-être adopter. Il n’y a plus qu’à expliquer mais le prêche pour être efficace nécessite souvent une forte audience comme en témoigne l’impact de l’audimat devenu la valeur refuge  des différents médias !

Du moustique à l’homme

mardi, octobre 22nd, 2013

Qu’il s’agisse des ancêtres des familles d’insectes comme le moustique , ou des ancêtres de la famille des hominidés, la paléontologie peut sauter allègrement d’un fossile  à l’autre à condition qu’elle ait un matériel d’étude à sa disposition. Il semble bien que d’une façon générale, les découvertes permettent le plus souvent d’apporter des rectifications en ce qui concerne  les données temporelles. Et ces rectifications font plonger les racines des uns et des autres de plus en plus profondément. Ainsi en est-il de celui auquel appartenait le crâne  récemment mis à jour en Géorgie (Ancient Georgian Ancestors, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/37913/title/Ancient-Georgian-Ancestors/). La fourchette reste néanmoins relativement large, entre 2.6 millions et 10 000 ans ! Mais ce que l’on ressent à la lecture de l’article c’est le sentiment de jubilation des auteurs s’émerveillant de la préservation et donc de la qualité de l’objet sur lequel ils ont été amenés à travailler ce qui leur permet d’envisager un réexamen d’espèces classées antérieurement comme différentes. Les résultats obtenus par extrapolation ou par raisonnement analogique sont rarement conclusifs c’est à dire définitifs, ils restent néanmoins une étape indispensable dans l’attente, plus ou moins longue, de ce que chacun cherche, avec plus ou moins de bonheur : la preuve alors qualifiée d’indiscutable.

A la carte il y a quarante six millions d’années

dimanche, octobre 20th, 2013

Dans le cadre d’une enquête, tout le monde sait combien il est difficile de se souvenir exactement de faits anciens surtout lorsque ceux-ci ne revêtent que peu d’importance. C’est la raison pour laquelle retrouver les restes d’un repas datant de quarante six millions d’années revêt un certain intérêt, même s’il s’agit d’un moustique,  à la fois en ce qui concerne  l’éthologie et  la biotechnologie (Fossilized Mosquito Blood Meal, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/37874/title/Fossilized-Mosquito-Blood-Meal/). L’un de ces deux domaines est-il plus important que l’autre ? Le jurassique a certainement vu conjointement diptères et dinosaures et il n’est que justice de connaître aussi bien le régime des premiers que celui des seconds. Mais il n’est pas non plus sans intérêt de savoir qu’un radical, comme celui de  l’hème dans le cas présent, peut encore être recueilli et étudier à la recherche d’ informations même si celles-ci doivent encore être confirmées par des approches complémentaires. Reste la question de savoir quels étaient les hôtes dont se nourrissaient ces fameux moustiques en se mettant à la recherche de traces fossilisées de piqûres desdits moustiques.