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En terme d’évolution

dimanche, avril 12th, 2015

Guide16p.inddA l’heure de la fécondation in vivo, et donc à l’heure où la fécondité peut s’exprimer différemment de la façon dont elle s’est toujours exprimée, voici que surgit une question particulièrement embarrassante. En effet les interruptions de grossesse pour cause d’aneuploïdie méiotique précoce pourraient être interprétées comme bénéfiques (A Benefit of Failed Pregnancy? http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42635/title/A-Benefit-of-Failed-Pregnancy-/) ! Quel profit l’humain peut-il donc tirer du fait qu’une grossesse n’est pas menée normalement à son terme puisqu’à priori il semble n’en exister aucun. Explication : cette aneuploïdie précoce survient chez des femmes qui présente une variante d’un nucléotide, SNP rs2305957, sur le chromosome 4 maternel. Or il se trouve qu’à son voisinage se trouve également le gène codant pour l’enzyme PLK4, critique dans l’organisation du fuseau mitotique : il joue donc comme  facteur impliqué dans la survenue de l’aneuploïdie. Cette variante existe dans 45% de la population actuelle, mais est absente dans la population néandertalienne. Conclusion : dans la mesure où l’évolution se fait vers une amélioration de l’espèce, la possibilité de survenue de l’aneuploïdie responsable d’une interruption de grossesse dans la population moderne et pas chez les néandertaliens doit signer à tout le moins un certain type de profit au niveau de l’espèce humaine … Cette première conclusion qui bien que déductive, reste encore à vérifier,  s’agrémente d’une seconde  totalement hypothétique et difficile à vérifier puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de l’hypothèse suivante : dans les communautés humaines primitives, il y aurait eu tout intérêt pour les pères à ne pas savoir avec certitude quels étaient leurs propres descendants de telle sorte que tous étaient traités de façon similaire pour le bien du groupe ! Il va effectivement, être difficile de vérifier cette hypothèse mais il est plaisant de constater que l’on n’hésite pas à mettre en rapport la présence/absence d’une enzyme avec une conduite sociétale !

Pourquoi l’un et pas l’autre !

vendredi, avril 10th, 2015

FACTEU~1Dans le domaine médical, il existe plusieurs sujets rémanents : l’un d’entre eux concerne le processus néoplasique ce qui régulièrement donne lieu à des annonces faisant référence à des plans qualifiés de cause nationale mais dont la répétition même exprime l’inefficience. Ce qui pourtant serait plutôt de bonne augure, c’est que les recherches effectuées  convergent vers une constatation qui s’impose : le processus néoplasique n’étant  pas univoque ! D’autres constatations relèvent tout simplement du bon sens. Parmi elles, on peut noter : que le cancer n’affecte pas tous les individus (heureusement !), que si le nombre de sujets touchés augmente, il faut tenir compte du vieillissement de la population et des performances du dépistage, que la résistance au processus tout autant que la réponse au(x) traitement(s) sont loin d’être homogènes. Ainsi peut-il parfaitement se dégager cette idée à la fois simple et complexe que le dit processus peut être attaqué sur plusieurs fronts ((Resisting Cancer, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42469/title/Resisting-Cancer/). Il devient dés lors impératif de se débarasser d’idées classiques, pour en faire naître de nouvelles comme celles qui ont trait aux processus de défense et dont la force vient de ce qu’elles viennent en complément des premières. Dans ces conditions, le recensement des  facteurs impliqués est une nécessité en se gardant de croire avoir atteint définitivement le but, d’une part parce que de nouveaux prétendants viennent toujours compléter la liste des précédents responsables, et d’autre part parce chacun d’entre eux n’agit pas séparemment de son voisin. Les logiciels de modélisation trouvent là des applications particulièrement utiles  ! Pourtant Descartes serait très déçu : l’homme n’est toujours pas maitre de la anture.

Un grimoire si non rien !

lundi, avril 6th, 2015

klimt-hygieDans la médecine occidentale, si la connaissance du médecin tire ses origines du divin, elle va s’en affranchir progressivement en  interprétant le sensible aux dépens du mysticisme et des superstitions. Dans le même temps, la prévision deviendra diagnostic et des règles fixant devoir , risques, peines et honoraires  se devront d’être fixées dans la pierre, code d’Ammunabi  (1800 ans avant JC), ou sur un support moins solide comme le Papyrus d’Ebers (1600 avant JC). Les principes de la phytothérapie sont anciens, Hippocrate (ca 450 ans avant JC) professe que la nature possède un pouvoir guérisseur et l’on est donc peu interventionniste, il ne s’agit que d’aider un processus naturel. Le Bald’s Leechbook est un livre de médecine en vieil anglais datant d’environ mille ans, dont le seul manuscrit existant est conservé à la British Library de Londres  (référence Royal 12, D xvii.). C’est lui qui vient d’être soumis à expertise aujourd’hui (Anglo-Saxon remedy kills hospital superbug MRSA, http://www.newscientist.com/article/dn27263?cmpid=NLC|NSNS|2015-0402-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS#.VSJEt12JhYc). Et que croyez-vous qu’il advint ? La recette, encore que relativement difficile à reproduire exactement, se révéla néanmoins parfaitement efficace dans le traitement d’une affection oculaire fréquente, l’orgelet. En fait il s’avère que cette mixture est parfaitement efficace contre les germes de type Staphylococcus aureus résistants à la  méticilline (SARM). Même s’il est vrai que ce germe est en cause dans un nombre croissant de septicémies hospitalières au Royaume Uni, on se pose la question de savoir pourquoi avoir cherché dans un vieux grimoire la réponse à une résistance bactérienne aux antibiotiques actuels ? Il est vrai également qu’il ne s’agit pas de la première et unique utilisation d’une ancienne prescription à avoir fait ses preuves. On aimerait connaître le cheminement allant de la question à la solution. Se peut-il que le hasard seul soit à la fois responsable du choix de l’affection et responsable du choix du livre ? La réponse à cette nouvelle question serait tout aussi intéressante pour l’avenir.

 

 

Jamais assez de mots pour le dire !

vendredi, avril 3rd, 2015

eadeBeaucoup à lire, beaucoup à apprendre et beaucoup à réfléchir, c’est ce à quoi invitent les articles cités ci après (My Mighty Mouse, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/42470/title/My-Mighty-Mouse/, Resisting Cancer, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/42469/title/Resisting-Cancer/, From Many, One, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/42476/title/From-Many–One/,Change the cancer conversation, http://www.nature.com/news/change-the-cancer-conversation-1.17236?WT.ec_id=NATURE-20150402, Opinion: Upgrading Cancer Prevention, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42582/title/Opinion–Upgrading-Cancer-Prevention/). Que l’on ait enfin admis que le terme de cancer était polysémique, que l’on ait enfin reconnu que les réponses différaient d’un individu à l’autre,  que l’on se mette d’accord sur l’accent à mettre sur les recherches étiologiques se réfèrent presque à un « bon sens médical », peut-être pas si bien partagé que l’on pourrait le croire. Par contre saisir que la personnalisation de la thérapeutique représente un axe de recherche est une voie plus récente  et c’est ce qu’explore le premier article et c’est là qu’intervient une nouvelle reflexion pas tant sur le but qui est la suite logique des options précédentes mais qui porte plus sur le moyen utilisé. En faisant abstraction des problèmes techniques, deux volets sont à considérer : le premier concerne la façon de faire : greffer chez un être vivant (la souris) des cellules tumorales humaines pour faire mieux que la boite de Pétri. Le second qui pointe du doigt le coût économique de cette approche, soulignant ipso facto l’impossibilité d’offrir cette  opportunité à tous, d’où ce que l’on nomme une perte de chance pour le malade. La technique n’est peut-être pas encore fiable, robuste, et reproductible  mais l’améliorer c’est aussi la rendre accessible parce que meilleur marché. Toutes ses améliorations acquises emporteront alors l’adhésion des derniers septiques.

A quoi ça tient ?

mardi, mars 31st, 2015

Le-cerveau-dans-la-guerre-des-sexesIl ne s’agit pas ici d’envisager l’humanité de l’homme, ni de savoir si l’on naît homme ou femme ou si on le devient, si la parité est devenue une affaire qui dépasse les frontières de l’hexagone, enfin tous ces sujets plus importants les uns que les autres, même s’ils se situent dans des registres différents. Il s’agit tout simplement (si l’on peut dire !) de la programmation des conduites sexuelles femelles  au niveau cérébral. Les féministes inconditionnelles ne seront  pas heureuses de savoir que féminin reste l’expression d’une absence. Ici,  au niveau cérébral chez la souris,  il s’agit d’une répression des gènes liés au sexe male par un processus de méthylation de l’ADN (Female Brain Maintained by Methylation, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42555/title/Female-Brain-Maintained-by-Methylation/). Pourtant il ne s’agirait pas d’un défaut de signaux en rapport avec l’absence des hormones ovariennes, mais d’un phénomène actif de répression, ce qui est totalement différent d’un phénomène passif du à un manque. Par ailleurs cette méthylation s’avère ne pas être un processus limité dans le temps puisqu’elle doit se poursuivre pour que cet état se maintienne. Les hormones mâles indispensables interviennent à une période critique, limitée dans le temps tandis que la méthylation doit être continue chez la femelle. Il faudra également tester une autre hypothèse, à savoir que les hormones males pourraient agir en diminuant cette indispensable méthylation. Ce n’est pas encore avec ces nouvelles questions  que se terminera la guerre des sexes !

Les plans sur le papier étaient fort beaux …..

vendredi, mars 27th, 2015

web_6-Neuromorphic_Heidelberg--469x239« Le Human Brain Project est bel et bien retenu par l’Union européenne dans son concours au milliard d’euros de subvention sur dix ans. Le projet de l’EPFL veut d’ores et déjà ratisser plus large, vers les Etats-Unis et le Moyen-Orient » dossier de presse du 7 octobre 2013 (http://www.letemps.ch/dossiers/dossiers_2012/2012_flagships/). Aujourd’hui, rien ne va plus (Rethinking the brain, http://www.nature.com/news/rethinking-the-brain-1.17168?WT.ec_id=NATURE-20150326), la rébellion s’affirme par le biais d’une lettre ouverte ((www.neurofuture.eu), forme accessible à tous et à chacun, aux spécialistes et aux non spécialistes, enfin à tous ceux qui, parce qu’ils s’intéressent au fonctionnement du cerveau, n’ont plus qu’une envie, « modéliser le cerveau à partir de super ordinateurs ». Malheureusement, les plans sur le papier étaient fort beaux, mais il semble bien que le ver soit dans le fruit, puisque tout projet requiert une tête et que celle en question, ait voulu être /ait décidé d’être la seule qui devrait dépasser de toutes les autres têtes pensantes qui avaient pu se croire associées à condition d’accepter sans discussion, voire même de ne pas tout comprendre du projet lui-même. Il se pourrait aussi que se soient fait jour des conflits d’intérêts de telle sorte que ce projet montre/démontre en première intention, combien les intentions humaines peuvent être dévoyées ! Sera-ce l’arrêt du dit projet ou va-t-il être possible de dépasser/surpasser ces mauvaises idées pour accéder à la connaisssance de cheminements neuronaux que l’on aimerait exemplaires !

 

 

Il faudrait toujours essayer de se poser les bonnes questions …

dimanche, mars 22nd, 2015

leadership-developmentEt l’analyse  A clean, green science machine (http://www.nature.com/news/a-clean-green-science-machine-1.17125?WT.ec_id=NATURE-20150319) de l’article Towards a culture of low-carbon research for the 21st Century (see go.nature.com/zdzitd) en serait plutôt un bon exemple ! Si l’article de référence peut sembler un peu long, il n’en mérite pas moins d’en éplucher les différentes têtes de chapitre (on pourra les lire séparément et chacune plus tard avec une grande attention ) ce qui permettrait de s’arrêter (par exemple) sur : Benefits and consequences of travel for the advancement of research et le tableau s’y rapportant, ou bien sur la figure 2 qui indique les différentes motivations évoquées dans le choix du voyage en avion, ou bien encore sur la figure 3 qui rapportent ce qui pourrait motiver une alternative à ce mode de transport. Il s’agit en fait d’un problème que l’on peut résumer par le choix qui doit être fait entre ces deux expressions : « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais » que l’on opposera « à dire ce que l’on pense et faire ce que l’on dit ». Il est certain que l’implication de la pollution due aux séminaires organisés dans des contrées lointaines en avion pour tous, ne représente pas la moitié de la pollution totale due à l’activité humaine. Il est également certain que l’exemplarité n’a jamais été reconnue comme un moyen efficace de persuasion ! Pourtant d’une part, la suppression de plusieurs facteurs reconnus comme impliqués dans la survenue d’un phénomène pourrait se traduire par un certain degré d’amélioration du dit phénomène. Tandis que d’autre part, mettre ses actions en accord avec ses recommandations pour autrui pourrait sembler éthiquement satisfaisant. D’où il s’en suit que ces articles ne sont pas dénués d’un certain intérêt !

Quel remède ?

vendredi, mars 20th, 2015

diderot d'alembert 011Depuis que les revues scientifiques existent avec comme cause et/ou conséquence que des travaux leur sont proposées, il en est qui sont refusés et il s’ensuit donc (également depuis toujours) deux possibilités : se retirer vs persévérer, d’où l’expression bien connue  » Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage  » (Boileau, 1674). Il semble qu’aujourd’hui certains découvrent cette vérité et trouvent indispensable de donner les directives qu’il faut suivre pour transformer une déception en une satisfaction (Riding Out Rejection, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42261/title/Riding-Out-Rejection/) ! On peut se poser la question de savoir s’il existe encore quelques individus sourds aux recommandations listées ! En existe-t-il encore un qui ne suive les directives rapportées alors même qu’il ne les aurait pas lues ? Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une méthode pédagogique d’enseignement à l’usage de celui qui ayant cherché veut faire connaître (et non pas se faire connaître !) en le publiant, ce qu’il a cru trouver ! Ainsi pour aller plus vite, on peut choisir entre abandonner la méthode d’apprentissage basée sur l’essai/erreur pour suivre un mode d’emploi, comme lorsque l’on découvre un mouvel appareil avec son descriptif, ou bien, nouvelle méthode, envoyer son texte à une peer revew, entendez à des chercheurs appartenant au même domaine que celui qui propose le texte et qui sont donc à même de donner rapidement un avis compétent pour une publication à venir.  Mais une fois la publication acceptée puis couchée sur la papier, l’auteur n’en n’a pas terminé. Il reste une dernière étape à ce parcours du combattant, étape à laquelle il sera confronté à son corps défendant  : le plagiat !!!! (BEST PRACTICES FOR AVOIDING PLAGIARISM (https://www.aje.com/assets/docs/pdf_-_in_your_own_words_-_best_practices_for_avoiding_plagarism.pdf?&utm_source=American+Journal+Experts+List&utm_campaign=Broken_Download_Plagiarism3_5_2015&utm_medium=email&utm_source=AJE+Plagiarism+White+Paper&utm_campaign=fc048816e7-Broken_Download_Plagiarism3_5_2015&utm_medium=email&utm_term=0_e7f4a1c126-fc048816e7-232405009). Et il s’agit là de bien pire, car l’imagination du pirate ne connaît plus de limite, aidé qu’il est par la technique. Aussi, si le premier article cité n’emporte pas la conviction, le second par contre mérite d’être lu avec beaucoup plus d’attention !

Un caméléon, ça trompe …

mercredi, mars 18th, 2015

_50908978_owl_camouflageAlors que les chercheurs sont en passe de comprendre les mécanismes qui permettent au caméléon de modifier ses couleurs (How Chameleons Change Colors, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42396/title/How-Chameleons-Change-Colors/), dans le même temps, d’autres chercheurs mettent au point un matériau textile ayant la qualité de changer de couleur (Chameleon Skin Mimic, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42455/title/Chameleon-Skin-Mimic/). Et il semble bien que dans l’une comme dans l’autre de ces deux études le processus en cause soit comparable. Pas plus dans un cas que dans l’autre le changement ne repose sur la quantité de pigments mais chez le caméléon sur des différences de position relative de micro canaux et dans le cas du textile sur une modification de la surface pour jouer avec les interactions entre les ondes lumineuses. Si le caméléon utilise cette capacité pour se fondre dans la nature, il s’en sert également pour exprimer ses émotions. L’homme qui a besoin de se fondre dans la nature, pour des raisons plus ou moins avouables, aura la possibilité de le faire plus rapidement, pour ce qui est de ses émotions, voudra-t-il se servir de cette option ? Quoiqu’il en soit, il n’existe qu’un seul modèle, la nature dont l’homme sera toujours le fidèle imitateur !

Proposition n’est pas solution

vendredi, mars 13th, 2015

L-autoportrait-telephone-ou-le-bon-narcissisme_referenceSi le narcisse (nom vernaculaire : jonquille) est une jolie fleur fragile, préférant plutôt les sols humides, sa référence mythologique est complexe et plus ou moins différente selon les auteurs. Il existe néanmoins des récits plus rapportés que d’autres.  Narcisse serait le fruit du viol de sa mère, Liriopé, il est aimé d’Echo qui ne peut lui exprimer son amour tandis que lui-même est sujet/objet de son propre amour. La situation a donc toutes raisons de conduire à des troubles relationnels. Freud distingue un narcissisme primaire d’un narcissisme secondaire, mais dans les deux cas il considère l’investissement libidinal envers soi et envers autrui, aussi l’environnement prêté à Narcisse se situe-t-il parfaitement dans cette optique. Ce sur quoi porte l’interrogation, depuis Freud essentiellement, concerne le cheminement qui aboutit à cet état et en particulier l’implication de la conduite parentale : trop vs pas assez !  C’est le sujet de l’article,  Too much praise may make kids narcissisticOrigins of narcissism in children (http://www.newscientist.com/article/dn27108?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2015-0312-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&#.VQKdJV1FBYc,  Journal reference: Proceedings of the National Academy of Sciences, DOI: 10.1073/pnas.1420870112). Il est difficile de conclure après lecture, mais on peut se poser la question de savoir s’il existe réellement des tests adaptés, fiables et reproductibles pour la mesure de l’état narcissique et la façon quantifier sa survenue ? C’est aussi une occasion de discuter à l’infini sur deux propositions apparemment contraire, mais qui pourrait s’ y rapporter  : selon Tirésias,  Narcisse pouvait vivre très vieux à condition de ne pas se connaître, à mettre en compétition avec la fameuse inscription à l’entrée du temple  de Delphes  :  » connais toi toi-même « .  Mais attention, le devin Tirésias était aveugle !