Archive for the ‘Non classé’ Category

Fashion victim d’un autre type

lundi, mars 9th, 2015

desimpossibles_190Une robe qui fâche, qui est redirigée, qui fait parler ….. Le 6 mars, à l’occasion de la journée de la femme,  l’Armée du Salut détourne pour son propre compte, la robe qui rend fou ! Qualifiée de « robe infernale« , la dite robe a en effet rendu fou les réseaux sociaux au travers desquels les internautes se déchaînent. Deux populations s’opposent sur la perception visuelle de sa couleur (Le #DressGate, la robe qui rend le net fou, http://www.lepoint.fr/insolite/le-dressgate-la-robe-qui-rend-le-net-fou-27-02-2015-1908524_48.php) : pour l’une la robe est noir et bleu, pour l’autre elle est blanc et or ! Alors la question est la suivante: pourquoi n’existe-t-il pas une seule réponse (What colour is the dress? Here’s why we disagree, http://www.newscientist.com/article/dn27048?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2015-0305-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&#.VP26Z105BYf) ? Les expériences proposées montrent que le fait de prendre ou non en compte l’environnement lumineux de l’objet va changer la perception de la couleur, dans la mesure où le cerveau « redresse »  la vérité de la couleur pour en faire le sensible en l’incluant dans un ensemble où l’objet sera perçu comme compatible avec cet environnement. Autre « anomalie »  lorsque l’observateur est averti de la couleur réelle, il lui est difficile voir impossible s’il l’a vue différemment de modifier sa perception pour la rétablir dans sa vérité  ! Comme quoi, il se confirme que le sensible n’est pas une expérience brute, ce que tout bon artiste peintre sait parfaitement  !

La vieillesse est un naufrage

dimanche, mars 8th, 2015

Portrait_of_Dorian_Grey_by_LunasilenteApparemment Charles de Gaulle était d’accord avec Chateaubriand quand il se reportait  aux actions d’un Pétain vieillissant qui avait mené la France vers le naufrage. La gériatrie branche de la gérontologie rappelle également que le Géronte de Molière n’est pas un modèle à suivre, tant et si bien qu’il semble exister une adéquation inéluctable entre le vieillissement et le déclin des facultés. Alors que vieillir pourrait être synonyme de  l’acquisition de connaissances, on ne voit plus dans cet état que ce que le corps en montre, à savoir ce qu’il n’est plus. Si l’on s’extasie toujours devant le chêne centenaire, la beauté de celui qui atteint enfin cet âge s’est effacée à une vitesse proportionnelle à celle de la montée en puissance d’une cosmétologie mensongère. Mais si l’on veut lutter contre cette senescence programmée pour finir par mourir en bonne santé, il est indispensable d’en connaître les mécanismes à l’œuvre. Aussi une revue complète dédiée à ce sujet n’est-elle pas de trop ! (How We Age, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42280/title/How-We-Age/, The Scientist, http://www.omagdigital.com/publication/?i=248289). Qu’il s’agisse d’un processus multifactoriel relève d’une évidence comparable à celle qu’énonce Lina Lamont, dans le film Chantons sous la pluie « Tout le monde parle, c’est une évidence ». Reste à colliger les dits facteurs et surtout à les faire jouer ensemble selon l’ordre que la nature suit sans état d’âme. En attendant que tous ces facteurs soient parfaitement dénombrés, en attendant que l’on sache les faire jouer ensemble, rien n’interdit d’essayer de  retarder  l’échéance fatale dans les meilleures conditions qui soient (Age-Old Questions, http://www.the-scientist.com//?, Nourishing the Aging Brain, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42273/title/Nourishing-the-Aging-Brain/) pour  pouvoir dire selon Woody Allen  » … l’éternité c’est long surtout vers la fin … »

Le moi et les bottes de sept lieux

mardi, mars 3rd, 2015

gymnast-248x300Des chaussures magiques il en est question dans les Contes de ma mère l’Oye (1697, Charles Perrault) : le Petit Poucet les vole à l’ogre et  le Chat Botté s’en sert pour aider le troisième fils du meunier. Cendrillon qui ne fut pas la première (elle aurait une ancêtre grecque !), doit beaucoup à sa sandale de verre (vair ?) et plus récemment (2003) c’est  Franny qui se déplace dans le temps et dans l’espace grâce à ses souliers magiques. A l’évidence la chaussure est un objet chargé de sens depuis Hermès et ses sandales ailées. Aujourd’hui la démonstration est faite qu’elles peuvent être partie prenante dans la sensation de bien ou de mal être que l’individu perçoit à partir de son corps (Magic shoes: How to hear yourself instantly happy, http://www.newscientist.com/article/dn26524-magic-shoes-how-to-hear-yourself-instantly-happy.html?full=true#.VPWppl05BYc). Mais ce qui est nouveau dans cette étude qui se situe dans le domaine de la proprioception, c’est qu’elle dépasse le cadre de la pure somesthésie pour tenir compte des autres sens que la physiologie reconnaît aux êtres vivants et en particulier à l’audition qu’il ne convient pas de négliger. Ainsi pour ceux qui jouissent normalement de leurs cinq sens, il n’existe pas de sensation brute. Le sensible cher à Aristote est complexe !  Le monde extérieur est construit à partir de toutes ses sensations que le cerveau traite de concert, car toute construction nécessite différents matériaux indispensables à la cohésion de l’édifice.   Ceci étant, il n’en reste pas moins vrai que se sentir bien dans ses baskets ne sera jamais une publicité mensongère !

La tête de l’autre

dimanche, mars 1st, 2015

100px-Platon_AristoteLa tête des autres, c’était au théâtre de l’Atelier en 1952, Marcel Aymé avait choisi le monde de la justice pour y parler de justice et le public dubitatif se demandait, tout en applaudissant, si le trait pouvait être forcé.  Aujourd’hui le public, tout aussi dubitatif  (voire plus) se demande si l’annonce ne pourrait pas être quelque peu forcée (First human head transplant could happen in two years, http://www.newscientist.com/article/mg22530103.700?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2015-0226-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&#.VPLe7105BYc), et ce d’autant plus qu’il ne faudrait attendre que deux ans pour passer à la réalisation pratique de l’évènement sus nommé. Mais l’accord ne semble pas être fait sur deux points : la faisabilité de l’intervention, et la question éthique consubstantielle à l’acte lui-même . On peut donc se poser les deux questions suivantes : faut-il commencer par résoudre les problèmes techniques de l’intervention, ou bien choisir de traiter le versant éthique, en sachant qu’une certaine réponse à la seconde de ces questions entrainerait nécessairement l’abandon de la première ? Quelle doit être la position des chercheurs ? Ou encore, l’éthique doit-elle précéder toute avancée technique ? Si c’est  la technique qui a permis à Icare de voler, elle fut aussi la cause de sa chute. Et pourtant les essais sur l’homme sont anciens, dont le plus rapporté, peut-être, celui de Pasteur sur le petit Joseph Meister. Aujourd’hui le sujet est d’autant plus délicat, qu’est venu se greffer un certain principe de précaution qui, pour certains, aurait tendance à occulter la recherche d’une éthique de l’action. Donc,  pour ne pas conclure,   Si Paris était tout petit…, Si la bouteille était très grande…

Une impossible mesure

jeudi, février 26th, 2015

imageriemedicaleLes techniques d’imagerie du corps humain vont se succédant et se complétant de telle sorte que l’une ne disparait jamais au profit d’une seule autre. Néamoins il en est une qui fait rêver tous ceux qui ne l’utilisent pas, à tel point même qu’on serait tenté de lui prêter des qualités qu’elle ne possède peut-être pas. L’Imagerie par Résonnace Magnétique (IRM) puisque c’est d’elle dont il s’agit, est en train de devenir l’appareillage de référence dans la mesure de la douleur. S’il s’agit là d’un sujet éminemment médical, son domaine en est néanmoins étendu, puisqu’il couvre également celui du législateur, du juge, et de l’éthique. Si l’on prête beaucoup plus attention à la douleur aujourd’hui qu’hier, si l’on n’est pas forcement adepte du « tu enfanteras de la douleur », ou de la rédemption dans les mêmes conditions, il n’en reste pas moins vrai qu’il n’est pas toujours facile de savoir quoi faire devant celui qui se plaint, d’où l’Idée de mesurer la douleur. Si de petites reglettes de mesure ont fait leur apparition et sont déjà utilisées,  on sent combien il serait préférable d’obtenir une mesure qui reflète l’objectivité et élimine la subjectivité. Et c’est là où intervient l’IRM en majesté, (A sore thing, http://www.nature.com/news/a-sore-thing-1.16975?WT.ec_id=NATURE-20150226, Neuroscience in court: The painful truth, http://www.nature.com/news/neuroscience-in-court-the-painful-truth-1.16985). Ces deux articles sont à lire avec attention, le second complétant le premier surtout en ce qui concerne l’importance d’une attitude circonspecte devant des résultats non publiés, des échantillons insuffisants. Et même si l’on pense qu’une image obtenue fait fi de l’environnement psychologique du sujet, on a pu démontrer qu’il n’en est rien. Que la société sache attendre et ne veuille pas aller plus vite que les violons en l’occurence les spécialistes des neurosciencces.

Sexe et société

mardi, février 24th, 2015

afiay965off6mwvPour ne parler que de la population chrétienne, dés le Moyen Age, toute déclaration de naissance s’accompagnait nécessairement de celle du sexe anatomique comme en témoignent d’abord les registres paroissiaux, puis les registres d’état civil, qui précisent que l’enfant a réellement été présenté par son père. Ainsi très tôt et pour longtemps le sexe anatomique a-t-il été le sexe sociétal régit sous un régime binaire : mâle/femelle. Pourtant sexe anatomique et sexe sociétal pouvaient sembler ne pas concorder, Sodome et Lesbos en témoignent plus élégamment que ne le fait le terme d’inverti. Puis ce fut à la théorie du genre de venir bousculer les idées précédentes, dont on peut dire pour certaines qu’il s’agit d’idées recues. Aujourd’hui tout s’explique, mais rien n’est moins simple (Sex redefined, http://www.nature.com/news/sex-redefined-1.16943?WT.ec_id=NATURE-20150219) et les idées sur le sexe s’entrechoquent car les gonades ne sont pas les seuls déterminants et le sexe (anatomique/génétique), peut subir différents types de variations dites modérées ou subtiles. Comme elles peuvent intervenir dans l’un et l’autre des deux cas, les désordres sont obligatoirement multiples, facilement accessibles ou de découverte plus ou moins tardive. Le syndrome de Turner est connu depuis 1938 , d’autres sont à découvrir probablement en grande partie en fonction des consultations ! D’où le retour à l’importance de la détermination du sexe au sein d’une société qui veut expliquer mais ne comprend pas toujours qu’un système peut n’être pas binaire et qu’il n’existe pas d’autre solution que de l’accepter !

Quel avenir pour la science fiction ?

vendredi, février 20th, 2015

1_16936Descartes, La Mettrie, même combat, mais surtout une façon pas si éloignée d’appréhender l’homme aujourd’hui dans l’espoir de savoir lui venir au mieux en aide. Si l’éthique est venue s’interposer entre le chercheur et son sujet pour éviter que ce dernier ne devienne objet, l’idée maitresse reste bien qu’il faut s’adresser à un système aussi proche que possible de ce que l’on tente d’étudier. La technique aidant, il n’est plus impossible de fabriquer des modèles réduits d’organes humains à partir desquels il n’est plus impossible de pratiquer tout type de réparation requise par tout type d’effet délétère obtenu par tout type d’apprenti sorcier (Biodefence researchers seek ‘Homo chippiens‘, http://www.nature.com/news/biodefence-researchers-seek-homo-chippiens-1.16936?WT.ec_id=NATURE-20150219). Ainsi « l’homo chippiens« , pourrait-il prendre place dans le genre homo, après l’homo sapiens. Aujourd’hui encore fractionné il ne remplira totalement sa fonction que lorsque tous les modèles réduits pourront être reliés en réseaux eux-mêmes interconnectés pour se rapprocher le plus possible de ce que des siècles d’une évolution « naturelle » ont mis en place. La grande question reste toujours de savoir si la Technique est indispensable pour nourrir le Progrès et nombreux sont ceux qui craignent tout de cette association qu’ils auraient plutôt tendance à qualifier de diabolique tel Fukuyama dans la « Fin de l’Homme ». Pourtant la créature de Frankestein a peut-être moins de beaux jours devant elle qu’elle n’en a eu !

Comic strip ….

dimanche, février 15th, 2015

shebanAucune parole dépourvue de sens dans les chansons de Serge Gainsbourg comme en témoignent les suivantes :  » Viens petite fille dans mon comic strip, Viens faire des bulles, viens faire des WIP ! Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP et des ZIP ! SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZZZZ ! Emmanuel Virot et Alexandre Ponomarenko viennent de se pencher sérieusement sur la question (Snap, Crackle, Pop !, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42152/title/Snap–Crackle–Pop-/,Popcorn: critical temperature, jump and sound, http://rsif.royalsocietypublishing.org/content/12/104/20141247). Si le le lecteur ne saisit pas immédiatement l’universalité de la question, qu’il ait la bonté de se référer non seulement à la conduite du pop corn quand on le chauffe, mais encore au phénomène d’explosion des plantes à fleur et enfin à l’activité musculaire animale. Il ne s’agit pas d’une plaisanterie comme on a l’habitude d’en faire à propos de l’école Polytechnique, la description qui comporte deux étapes : une fracture suivie d’un saut, est on ne peut plus sérieuse. Ne fait-elle pas appel à trois domaines de la science : thermodynamique, biomécanique et acoustique !

La Réalité à l’épreuve du Romantisme !

vendredi, février 13th, 2015

943726-extrait-de-cendrillon-de-walt-disney-637x0-1Quand peut-on invoquer l’inexactitude, quand peut-on invoquer l’interprétation ? L’article,  And the winner is: not science (http://www.nature.com/news/and-the-winner-is-not-science-1.16899?WT.ec_id=NATURE-20150212) pose la question. La mise en image/en texte de la vie d’un individu, l’enchaînement de faits qui lui sont propres, le déroulement d’une vie vers son aboutissement peuvent-ils être rendus tels des faits bruts en faisant abstraction non seulement du prisme de celui qui met en image mais encore du temps qui s’est écoulé dans le même sens ? Il est néanmoins un résultat patent, c’est de porter à la connaissance du plus grand nombre, des faits scientifiques avec leurs auteurs encore inconnus jusqu’alors. De la même façon que la suite Jazz n°2, valse n°2 de Dimitri Chostakovitch a réellement atteint un sommet d’écoutes après avoir été choisie comme bande publicitaire d’une banque, de même n’est-il pas nécessairement réductible de parler de Turing ou de Hawkins encore que le second ait atteint déjà une certaine notoriété du faite de son état de santé, ce qui en soit devrait plutôt être considéré comme réducteur ! Les studios Walt Disney ont introduit de nombreuses distorsions dans les textes qu’ils ont portés à l’écran, aussi bien en ce qui concerne les contes de fées en provenance de la vieille Europe que de la mythologie grecque. Pourtant les uns comme les autres ont été offerts comme un cadeau enchanté à des millions d’enfants. Donc, quels sont les rapports qu’entretiennent inexactitude et interprétation, la question reste posée ? S’il est certain qu’une parfaite adéquation entre la réalité et l’expression qui en est faite ne peut être obtenue, faut-il pour autant se priver d’une parcelle de connaissance ?

Anthropocentrisme, quitte ce corps !

samedi, février 7th, 2015

marisha-s-4-seeminly-ecstatic-extremophiles3_copySi les théories se sont succédées en passant du géocentrisme à l’héliocentrisme, et si l’anthropocentrisme a été reconnu comme l’erreur comment ce fait-il que l’on ait fabriqué ce terme d’extrêmophile ( The Energy of Life, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/41990/title/The-Energy-of-Life/) ? On doit se poser la question, car si les conditions dans lesquelles vivent certains organismes ne sont pas habituelles, il n’en reste pas moins vrai qu’elles peuvent être qualifiée de normales pour les dits organismes. Le défi commun à tous les organismes vivants concerne la production d’énergie, celle ci pouvant être obtenu aussi bien à moindre coût qu’à un coût particulièrement élevé mais toujours dans un seul but, celui de la survie. Ainsi les stratégies qu’a suivies  la nature peuvent-elles être des modèles tant que l’homme restera à la recherche des origines de la vie. Néanmoins comme il parait évident que ce sont les conditions dans lesquelles vivent l’homme et les espèces connues qui servent de référence à la normalité, deux questions rémanentes s’imposent : qu’est-ce que la normalité, et comment se fait-il que l’anthropocentrisme reste si vivace au XXI° siècle ? En ce qui concerne la normalité, une définition unique et univoque reste une gageure et c’est sans doute la raison pour laquelle il semble bien exister autant de définitions que de domaines (cf Canguilhem : Le normal et le pathologique). Pourtant il n’est pas interdit de penser que l’on puisse y arriver en se mettant d’accord sur un certain nombre de critères. Par contre en ce qui concerne l’anthropocentrisme, on voit bien que les progrès sont lents à venir et que l’homme se considère toujours comme le centre du monde, ce qui limite grandement sa vision !

Dernière nouvelle (Nitrogen-Fixing Bacterium Could Cut Biofuel Costs (http://www.labmanager.com/news/2015/02/nitrogen-fixing-bacterium-could-cut-biofuel-costs?fw1pk=2#.VNY8g105BYc), dans le cadre ci-dessus, le Zymomonas mobilis, pourrait aider l’homme en diminuant les coûts et le gaspillage dans le domaine de la production d’un biocarburant. Pas si extrême en fin de compte !