Récemment un article insistait sur les dérives possibles auxquels des admirateurs inconditionnels de la toile pouvaient être confrontés (Opinion: Thwarting Medical Tourism, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40262/title/Opinion–Thwarting-Medical-Tourism/). En effet, ne pouvait-on pas se procurer comme au marché, certes d’un nouveau type mais un marché quand même, les cellules souches dont on pensait avoir besoin dans le cadre d’une thérapeutique plus efficace ! Rien ne semble s’arranger quand aujourd’hui, il ne s’agit pas d’un particulier dont on imagine qu’il n’est pas en possession des connaissances requises, mais d’un centre hospitalier qui lui, a été reconnu comme apte à appliquer cette thérapeutique (Stem cell treatment causes nasal growth in woman’s back, http://www.newscientist.com/article/dn25859?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2014-0709-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&#.U8LwsJR_uSo) ! Il n’est pas inutile de rappeler que l’on connaît depuis « toujours » l’existence des kystes épidermoïdes dits iatrogènes. Rien de plus simple à réaliser : prendre une aiguille d’un certain calibre, piquer au même endroit et à plusieurs reprises, de préférence dans la région lombaire, des ponctions lombaires a répétition feront très bien l’affaire, au bout d’un certain temps, on aura permis la « fabrication » d’un kyste épidermoïde. Dans le cas clinique présenté, on a simplement permis à l’équivalent d’un tératome de se développer ! Il serait pire d’imaginer que la patiente était porteuse de ce type de tumeur bénigne, qui aurait été méconnue parceque cliniquement silencieuse ! Finalement à qui faire confiance si la nature n’en fait qu’à sa tête !
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On en a froid dans le dos !
dimanche, juillet 13th, 2014Faute avouée …..
jeudi, juillet 10th, 2014
Ne pas tout jeter au panier systématiquement, la faute est humaine et peut-être pardonnée. C’est ce que l’article : Not all plagiarism requires a retraction (http://www.nature.com/news/not-all-plagiarism-requires-a-retraction-1.15517) semble sous entendre. L’époque est à la vérification tout azimut, tant il est vrai qu’il se manifeste régulièrement ce que l’on regroupe pudiquement sous le terme général d’absence d’éthique. Mais les conduites aux quelles il est fait référence, ne sont pas identiques. Fausser des résultats est-il à mettre sur le même niveau que la pratique du plagiat, même si bien évidemment dans les deux situations, il y a vol intellectuel. Ce qui est intéressant dans l’article de Praveen Chaddah, c’est la position bienveillante qu’il adopte par rapport à une catégorie de plagiaires dont on ne parle jamais ou très peu. Il s’agit de tous ceux (ils sont encore nombreux !) qui ne parlent qu’imparfaitement la langue dans laquelle ils veulent être publiés. La prérogative (ne parlons pas de terrorisme linguistique) de la langue anglaise dans la reconnaissance internationale reste une réalité. Faire appel à un traducteur n’est pas toujours la meilleure des solutions, pour de multiples raisons, et il peut sembler plus approprié de reprendre la phraséologie d’un article comparable en y apportant quelques modifications mineures espérant ainsi ne pas recevoir des relecteurs le refus tant redouté argumenté d’un « bad English ! ». Quand il ne s’git pas d’un vol d’idées ou d’un vol de résultats, c’est à dire d’une démarche d’appropriation d’une propriété intellectuelle, soyez pédagogues, Messieurs les relecteurs. Expliquez aux contrevenants les fautes relevées et corrigez-les. La démarche aura le mérite d’être éducative et n’entravera en rien la carrière du chercheur concerné, bien au contraire !
Un peu excessif !
mardi, juillet 8th, 2014
S’agit-il vraiment d’un pas de plus-en avant à propos de cet endroit magique qu’est la conscience, celui que scientifiques aussi bien que philosophes cherchent, pour les premiers à localiser pendant que les seconds aimeraient bien définir exactement ce que ce terme recouvre. Le cerveau est une telle machine, que l’homme a toujours cherché à y dessiner les aires impliquées dans ses différentes activités en allant des plus simples aux plus complexes et c’est bien à cette dernière catégorie qu’appartient la conscience et dont parle l’article » Consciousness on-off switch discovered deep in brain » (http://www.newscientist.com/article/mg22329762.700-consciousness-onoff-switch-discovered-deep-in-brain.html?full=true#.U7q-ol3lpYc). Il est certes intéressant de montrer du doigt une structure particulière, le claustrum, pour ne pas le nommer, comme étant le lieu où la conscience pourrait se faire jour. Il s’agit d’une fine lame de substance grise, située entre la capsule extrême et la capsule externe, faisant ou non partie, selon les auteurs, du système des corps striés. Cette structure est déjà rapportée comme servant de relais entre les régions corticales dans l’ouvrage » Psychopathologie et Neurosciences » au chapitre 2 traitant de la neurophysiologie clinique et au chapitre 7 traitant des processus intégratifs (De Boeck Supérieur, 2008) Mais en ce qui concerne le présent article, le résultat présenté provient d’une seule et unique expérimentation. On a connu mieux comme échantillon ! Par ailleurs, le sujet n’est pas à proprement parler un sujet représentatif de la population en général, dans la mesure où il souffre d’épilepsie, ce qui on en conviendra, laisse planer un doute sur la reproductibilité, sans parler de l’absence partielle d’une autre structure, non moins importante l’hippocampe ! Si l’on est en droit de se poser des questions sur la fiabilité d’un résultat obtenu à partir d’un seul test, on doit également faire un arrêt sur le choix du terme utilisé. Considérer la conscience comme un chef d’orchestre est une façon restrictive de définir le terme, ne prenant en compte que l’état de perception qu’a le sujet vis à vis du monde sans que l’on sache exactement s’il s’agit de l’extériorité et/ou de l’intériorité du dit monde en excluant totalement toute notion d’éthique qui peut également lui être rattachée. Beaucoup de bruit pour rien ?
Pour bientôt ?
dimanche, juillet 6th, 2014
Quand il est toujours question d’une certaine inégalité dans la façon de traiter la gente féminine qu’il s’agisse de la parité en terme de représentativité aussi bien qu’ en terme d’accès aux postes de responsabilité avec comme corollaire le traitement qui y est affecté, il n’est pas inintéressant de prendre connaissance de l’article : Women in science: A temporary liberation (http://www.nature.com/news/women-in-science-a-temporary-liberation-1.15477?WT.ec_id=NATURE-20140703). L’auteur Patricia Fara est senior tutor au Clare College de l’Université de Cambridge au Royaume Uni (A Four Thousand Year History and Scientists Anonymous: Great Stories of Women in Science). Si certains des faits rapportés peuvent prêter à sourire, l’article dans son ensemble arbore des couleurs peu chatoyantes au regard de la société de ce début du XX° siècle. Réformer les institutions, comme celle d’instaurer l’égalité entre les hommes et les femmes est un thème ancien dont la révolution française ne s’est pas vraiment emparé. En ce qui concerne le simple droit de vote, Olympe de Gouges avait bien tenté « Les droits de la femme et de la citoyenne » à l’exemple « Des droits de l’homme et du citoyen » mais sans succès (!). Avant 1900 quelques états américains avaient néanmoins franchi ce pas, chemin suivi après par la majorité des pays : 1918, pour le Royaume Uni, 1919 pour l’ensemble des Etats Unis d’Amérique, et bien plus tard, puisqu’il fallut attendre 1944 pour la France. La femme avait pourtant entre baillé la porte de son entrée dans le monde des diplômes, avec le premier baccalauréat féminin en 1861. Qu’il ait fallu attendre l’absence des hommes (partis à la guerre), dans la société civile pour que la femme se glisse dans l’espace ainsi laissé libre, mais qu’elle n’ait pas pu garder cette place définitivement après leur retour pourrait faire accroire l’idée que remplacement ne vaut pas placement. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, si l’on se pose la question de savoir pourquoi le ministre de l’Education Nationale fait semblant d’interrompre l’expérimentation des ABCD, la question primordiale reste en fait de comprendre pourquoi cette expérimentation a été initiée !
Résistance ou tolérance ?
lundi, juin 30th, 2014
Qu’est-ce qui sépare la résistance de la tolérance ? Il ne s’agit aucunement de poser une question d’éthique, mais de considérer le problème que peuvent poser les bactéries et auquel il leur arrive de répondre d’une manière dommageable pour l’homme. De quoi parle-t-on dans l’article, Evolving Antibiotic Tolerance, (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40348/title/Evolving-Antibiotic-Tolerance/) : d’un comportement des germes différent de celui de la résistance aux antibiotiques, phénomène apparu avec l’utilisation même des dits antibiotiques. Les causes et mécanismes de résistance sont multiples, mais il convient de leur adjoindre le(s) mécanisme(s) dit(s) de tolérance. Il s’agit simplement d’une modification du temps de latence pendant lequel le germe reste en état de dormance en attendant des temps meilleurs pour se réveiller ! Ce processus rappelle celui plus général que certaines formes de vie adoptent normalement lorsqu’il leur faut « vivre au ralenti » ce qui rappelle, également, le phénomène de l’hibernation pratiqué par un certain nombre d’espèces animales. Or dans la mesure où résistance et tolérance peuvent se développer indépendamment, il peut ne pas être sans conséquence d’évoquer d’emblée une résistance lorsque le traitement antibiotique choisi, se révèle inefficace. Enfin, puisque rien n’est simple, la tolérance peut également évoluer. Il ne reste donc plus qu’à reconnaître, comme pour la résistance, les facteurs impliqués dans la tolérance. Et pour finir, trouver comment manipuler au mieux les deux processus pour le meilleur résultat chez le patient, en espérant qu’il se dégagera une norme applicable à tous, ce qui est loin d’être certain !
Vérifier oui, mais quand ? ?
vendredi, juin 27th, 2014
Ne pas laisser son médecin faire n’importe quoi pourrait sembler une évidence, tandis que ce qui ne l’est pas, serrait que son médecin pourrait faire n’importe quoi !! Après avoir pris connaissance des sept précautions « essentielles » aux quelles il convient d’être parfaitement attentif, on espère qu’il n’en est pas d’autres qui auraient été malencontreusement oubliées (Dr No: Seven things you shouldn’t let your doctor do,http://www.newscientist.com/article/dn25787-dr-no-seven-things-you-shouldnt-let-your-doctor-do.html?full=true#.U62URJR_uSo). A la lecture de chacune des précautions à prendre, on peut se dire que l’on pourrait effectivement penser à chacune d’elles, mais surtout, on préférerait que pas un seul médecin (digne de ce nom) ne tombe dans les pièges dénoncés. A part peut-être, le premier d’entre eux, pour lequel l’étiologie ne semble pas très claire mais qui de ce fait n’en est que plus troublante, les conseils semblent raisonnables : concernant l’aseptie, le choix du jour de la semaine (!), le choix de la nouveauté à tous prix. Par contre en ce qui concerne la réanimation avec massage cardiaque externe, la question se pose réellement. Pour terminer de façon plus futile, rappelons que selon le bon docteur Knock « tout patient est un malade qui s’ignore » ce qui fait les beaux jours des trop fameux « check up » !
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Science et Nature
mercredi, juin 25th, 2014
Depuis l’Homo Sapiens le bien nommé, Dame Nature ne cesse d’inspirer la Gente Humaine, et il ne se passe pas une semaine que de nouvelles applications ne voient le jour pour le plus grand plaisir du tandem théoricien/technicien. Tous les domaines peuvent être champs d’investigations ce qui ne surprendra personne étant donné l’infinité des modèles proposés. Deux exemples parmi tant d’autres, apparemment sans rapport de prime abord, mais qui méritent plus qu’un simple regard. L’un concerne la microrobotique (Insect-Inspired Sensors Improve Tiny Robot’s Flight, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40278/title/Insect-Inspired-Sensors-Improve-Tiny-Robot-s-Flight/) , l’autre les champignons (Re-examining Rots, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40319/title/Re-examining-Rots/). Dans ce dernier, il s’agit de tirer tous les profits possibles de deux sous classes du règne des champignons lignolytiques (Botryobasidium botryosum, Agaricomycetidae). Le premier s’intéresse à l’ocelle ( un œil simple de quelques arthropodes qui permet de capter les variations de luminosité) comme organe responsable de la stabilisation du vol rapide des insectes. Pourquoi les champignons lignolytiques : l’avenir de l’économie biotechnologique, mais pas uniquement, puisque l’étude s’ouvre une possible modification d’une classification dont les débuts remontent au XVI° siècle. Pourquoi l’ocelle : améliorer les performances de la macrorobotique grâce à la microrobotique en particulier en terme de cinétique, mais pas seulement, améliorer la compréhension de la stabilisation en vol de certains insectes comme le bourdon. Dans ces deux exemples, l’étude de la nature peut s’écrire dans un livre où le progrès humain profite à l’homme et à la nature.
Médecine des possibles
mardi, juin 24th, 2014
Parce qu’il ne faut pas confondre probable, possible et acquis, parce qu’il ne faut pas croire tout ce qui se dit ou s’écrit, mais aussi parce que l’impatience de celui qui ne comprend pas pourquoi la maladie, il y aura toujours place pour le charlatanisme. Si le magnétisme thérapeutique prôné par Messmer au XVIII° siècle restait, somme toute, peu efficace il était aussi peu délétère parce que la technique utilisée était rudimentaire. Il n’en est plus de même avec la médecine scientifisée d’aujourd’hui. Si les résultats positifs sont à la mesure des acquis, les effets négatifs le sont aussi pouvant de ce fait s’avérer dramatiques. Ce qui est en cause, c’est bien sur le niveau technique atteint mais aussi (surtout ?) les moyens de communication à la portée de chacun. Des moyens de communication qui troublent les deux directions qu’empruntent en sens inverse celui qui informe et celui qui recherche l’information. Ces deux directions s’inscrivent dans un rapport d’asymétrie majeur tenant au fait que l’un des protagonistes a connaissance des moyens qu’il utilise, tandis que le second est dans une position de dépendance totale de telle sorte que se trouvent face à face un prédateur assumé et une victime consentante. Même si chacun éprouve plutôt un sentiment de recul face à la mise en place d’un nouveau/énième fichier, il n’en est pas moins vrai qu’il s’agit dans le cas présent de la mise en place d’une protection indispensable du plus faible (Opinion: Thwarting Medical Tourism, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40262/title/Opinion–Thwarting-Medical-Tourism/). Il faudrait en effet que jamais ne se pose la question de savoir comment choisir entre médias corrupteurs, médecins complices et patients abusés !
Concurrence et collaboration
mardi, juin 17th, 2014
Si l’homme est un loup pour l’homme, il est certain que, le chercheur étant un homme il s’en suit que le chercheur est un loup pour le chercheur ! Qu’aujourd’hui un article paraisse concernant ce double visage de la recherche (Simultaneous Release, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40047/title/Simultaneous-Release/), concurrence et collaboration, pourrait laisser croire que les acteurs sont devenus matures. En fait il n’en serait rien. DEMONSTRATION. Pour le Littré (Dictionnaire de la langue Française, Gallimard-Hachette, 1967), le terme de « concurrence » est ainsi défini : prétention de plusieurs personnes à un même sujet, tandis que celui de « collaboration » est défini par : participation à un travail littéraire. Si l’on prend la peine de chercher un peu plus avant dans le temps en ouvrant, par exemple le Gaffiot (Dictionnaire illustré Latin-Français, Imprimeur E. PIGELET,1955), la signification respective des deux termes pourrait sembler légèrement différente. Ainsi pour « concurro, on relève : courir de manière à se rassembler sur un point et pour « cum laborare » : travailler de concert. Si depuis toujours, à l’exception de certains esprits plus tentés par la rupture épistémologique, l’ensemble du monde de la recherche suit des chemins parallèles mais plus en évitant son voisin qu’en cherchant à le rencontrer, la signification antinomique des deux termes, concurrence et collaboration, se justifie de facto . Pourtant grâce à Félix Gaffiot (1870–1937) dont on ne sait pas si les auteurs de l’article suscité ont pris connaissance, il devient évident qu’il n’y a en fait aucun problème a utiliser simultanément les deux termes, concurrence et collaboration, puisque il existe un point de rassemblement pour tous ceux qui travaillent de concert ! Resterait le problème de la compétition ! Mais selon les mêmes sources : competitio de competo : se rencontrer au même point . Où l’on voit qu’il n’est jamais inutile de revenir aux fondamentaux ! CQFD
