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Une hirondelle ne fait pas le printemps

lundi, août 25th, 2014

degas-repasseuses-orsay-martine-sonnetEt un article n’est pas nécessairement l’article princeps, celui qu’il est impossible de ne pas référencer quand on écrit soi-même un article sur le même sujet, celui que l’on attend, celui auquel on aimerait que ses écrits ressemblent, l’article au sens platonicien du terme. Quelles sont les qualités qu’un tel article doit posséder ? Apporter des réponses ou poser des questions ? Avoir été accepté pour parution dans une revue qui se targue d’un bon Impact Factor ? Si l’on prend comme exemple l’article « Are Apes as Empathetic as Humans? (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/40741/title/Are-Apes-as-Empathetic-as-Humans-/ ) » paru sous la plume de Shreya Dasgupta mais également conduit par Elisabetta Palaggi (Yawn contagion in humans and bonobos: emotional affinity matters more than species, https://peerj.com/articles/519/), que convient-il de savoir ? La revue PerrJ est récente et s’apparente à la revue Plos One à peine plus ancienne . Toutes deux sont des journaux scientifiques (biologie et sciences médicales) en libre accès. Des conditions de publications sont de plusieurs types, par exemple, pour l’auteur, un coût de 99 $ pour une publication par an (PeerJ). Pas encore d’Impact factor, mais un nombre considérable d’articles proposés et acceptés. Le sujet, la comparaison entre l’homme et les bonobos d’un certain type d’état émotionnel, le bâillement. On dit qu’un bon bâilleur en fait bâiller sept, le sujet n’est donc pas original en soi, mais a donné lieu à de nombreuses théories depuis longtemps. Et justement à ce sujet, il existe un site (français) à consulter qui viendra heureusement compléter l’article précédemment cité (Le bâillement, http://baillement.com/Walusinski.html). Pour résumer, se faire une idée sur un article n’est pas chose aisée et mieux vaut s’entourer de précautions avant d’en parler !

Il était un petit navire …

dimanche, août 17th, 2014

ImpressionHeureux qui comme Ulysse …..,  qui ne fut pas le seul, mais qui reste peut-être le plus célèbre des marins, même s’il n’a navigué que sur la méditerranée. Les voyages maritimes restent un sujet abordé par tous les genres, la planète bleue n’est pas bleue sans raison, et qu’il s’agisse du passé, du présent, du futur, à l’eau s’attache irrémédiablement l’idée de vie. Si l´Odyssée est considérée à juste titre comme un voyage initiatique, l’expédition du Beagle (1831-1836)  offre à Darwin d’observer et de récolter nombre d’informations qui seront pour certaines d’entre elles envoyées à Cambridge tandis que d’autre seront ramenées à terre pour être étudiées plus tard à tête reposée. Mais aujourd’hui où il faut aller plus loin, plus vite et pour utiliser au mieux le temps qui passe, pourquoi ne pas reproduire le cheminement des explorateurs d’antan en usant sans en abuser, de la technologie moderne. C’est ce qu’a réalisé, au mieux semble-t-il, Leonid Moroz (Sequencing on the Seven Seas? http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/40556/title/Sequencing-on-the-Seven-Seas/, Sequencing at Sea, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40654/title/Sequencing-at-Sea/)) en recréant  les meilleurs conditions de laboratoire possibles pour traiter « en temps réel »  les échantillons de la faune et de la flore qui peuvent être prélevés à tout instant et en tout lieu, là où le capitaine décidera de poser son navire expérimental. Il semble bien loin ce temps où les explorateurs de tous types recueillaient des échantillons qu’ils conservaient selon les méthodes de l’époque pour les étudier dans le secret de leur laboratoire. Parfois même celui qui recueillait n’était pas celui qui allait procéder à la suite des opérations. On peut se réjouir de ce qu’il n’y ait plus d’intermédiaire, que celui qui prélève sache exactement ce qu’il doit prélever. Mais la fièvre de la découverte est-elle identique ? Le temps bousculé permet-il là même sensation de satisfaction pleine et entière ? En fait, il faut se rendre compte que l’optique est différente. Il ne s’agit pas tant d’établir un descriptif d’espèces en voie de disparition que d’en tirer le plus rapidement possible des bienfaits pour l’homme. On a troqué la connaissance pour la connaissance par la réification de la connaissance !

Ciel mon armure !

jeudi, août 14th, 2014

imageL’exosquelette n’est pas plus une spécificité animalière qu’humaine. Quelque soit sa nature, chitine, kératine, os, cartilage, silice…, pour les premiers, cuir, fer, bronze, acier …, pour les seconds, il s’agit dans tous les cas d’améliorer la protection de l’organisme qui en est revêtu. Si la nature est la grande dispensatrice des différents types de matériaux utiles aux arthropodes, aux échinodermes etc. …, c’est la technique humaine qui a permis le passage du cuir aux métaux de plus en plus résistants en ce qui concerne l’homme et de plus en plus légers, ce qui aurait semblé paradoxal auparavant. Quoiqu’il en soit, dans ces deux exemples, l’exosquelette est essentiellement protecteur toujours pour les premiers, exclusivement protecteur pour les seconds. Le nouveau personnage affublé d’un exosquelette qui fait l’objet de l’article suivant n’est pas un personnage de fiction (http://click.e.newscientist.com/qs=abd28d954fa9615eec897291094e62a52a258d2e093cf2f24cc8d99b7f34d848682bc398a8199d83). Ce n’est pas un robot, ce n’est pas un cyborg, c’est un homme qui sans encore chercher à être capable de tenir le monde sur ses épaules comme Atlas, mais néanmoins qui aimerait bien se rapprocher d´Hercule, dont tout le monde sait qu’il était un demi dieu. On peut se poser la question de savoir si l’exosquelette qui permettra à un docker « normal » de soulever des charges x fois supérieures à celles qu’il transportait antérieurement est vraiment le seul but recherché ? Heureusement  il existe d’autres utilisations comme celle de permettre à un individu plus ou moins handicapé dans sa mobilité de se mouvoir de nouveau grâce à ce soutien venu de l’extérieur.

 

Vrais ou faux amis ?

dimanche, août 10th, 2014

imageLa thèse du DR Louis Ferdinand Destouches sous le titre « La Vie et l’Œuvre de Philippe Ignace Semmelweis »  avait pour sujet les efforts menés par un médecin accoucheur sur des précautions, peu suivies à l’époque, qu’auraient dû adopter les étudiants en médecine lorsqu’ils examinaient les femmes enceintes. Les constations étaient sans équivoques : mains sales et infections puerpérales, mains propres diminution significatives des dites infections. Pasteur exposait en 1861 ses réflexions réfutant la théorie de la génération spontanée et validait ainsi les travaux expérimentaux de Semmelweis datant de 1847. Les germes actuels n’ont pas tous aussi mauvaise réputation. Ils habitent tous les tissus de l’organisme humain, vivant avec lui, réalisant probablement un moyen de reconnaissance  d’un autre type que les empreintes digitales auxquelles Alphonse Bertillon s’est tardivement rallié. Aujourd’hui le microbiome humain (http://sm.labx.com/track?type=click&enid=ZWFzPTEmbWFpbGluZ2lkPTE5NjEwMiZtZXNzYWdlaWQ9MTM0NzAwJmRhdGFiYXNlaWQ9NTA3MDEmc2VyaWFsPTE2NzkzNDExJmVtYWlsaWQ9bWljaGVsZWt1amFzQGdtYWlsLmNvbSZ1c2VyaWQ9MV8yNzgyMyZ0YXJnZXRpZD0mZmw9JmV4dHJhPU11bHRpdmFyaWF0ZUlkPSYmJg==&&&2018&&&http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/40600/title/The-Body-s-Ecosystem/) est en pleine expansion. On n’en finit pas de trouver de nouveaux commensaux, saprophytes et autres parasites avec lequel chaque individu doit compter. Encore une preuve que l’anthropocentrisme était une énorme erreur, c’est que l’homme au sein de la nature est un écosystème à lui tout seul. Que ceux qui se réclament du titre d’écologiste sauveur de la nature ne l’oublient pas ! S’il n’est pas sans danger de modifier les écosystèmes naturels il n’est pas non plus sans danger de modifier son microbiome personnel !

A quoi ça sert ?

vendredi, août 8th, 2014

imageFaut-il nécessairement chercher pour trouver quand on sait que l’on peut trouver sans chercher, mais aussi que l’on peut chercher sans jamais trouver ! Ce qui revient à explorer deux propositions : l’idée préconçue est-elle préférable à la pêche  à la ligne ? Si  l’homme a la passion de savoir, il est aristotélicien quand le sensible est la première confrontation avec le questionnement, tandis qu’il est platonicien quand l’idée préconçue est l’expression d’une connaissance antérieure qu’il suffira de retrouver. Quoiqu’il en soit,  trouver c’est bien, mais ce n’est que le le tout début d’un très long processus au bout duquel le « trouveur« , sera en mesure soit de répondra à une question, soit d’en poser une nouvelle, ce qui constitue en soi la meilleure des éventualités. Aujourd’hui la démarche est facilitée par le fait qu’il existe un socle antérieur de connaissances et que le chercheur n’est plus le personnage du savant seul dans son laboratoire. Pourtant la construction de ce socle avec la mise en commun des connaissances aussi bien que des techniques représentent un long cheminement et il est encore mirabile visu que des découvertes puissent voir le jour dans des conditions pas si éloignées de celles de l’âge de pierre de la science. C’est pourtant le cas de ces micro structures cellulaires dites en voûte  (http://sm.labx.com/track?type=click&enid=ZWFzPTEmbWFpbGluZ2lkPTE5NjEwMiZtZXNzYWdlaWQ9MTM0NzAwJmRhdGFiYXNlaWQ9NTA3MDEmc2VyaWFsPTE2NzkzNDExJmVtYWlsaWQ9bWljaGVsZWt1amFzQGdtYWlsLmNvbSZ1c2VyaWQ9MV8yNzgyMyZ0YXJnZXRpZD0mZmw9JmV4dHJhPU11bHRpdmFyaWF0ZUlkPSYmJg==&&&2016&&&http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/40599/title/A-Vaulted-Mystery/). Dénommées selon leur forme, comme à l’ancienne, ces éléments doivent leur découverte à la microscopie électronique qui fut une grand pourvoyeuse de nouveautés structurelles au niveau de la cellule aussi tôt sa mise en service. S’il s’agit d’une technique parfaitement statique loin de la réalité dynamique de la biologie cellulaire, il n’en reste pas moins vrai qu’elle a mis et met encore en évidence  (cf l’article cité) des structures et l’on sait aujourd’hui combien il est  important d’en vérifier la véracité. Il ne reste plus qu’à savoir à quoi ça sert, même si on imagine déjà pouvoir s’en servir sans le savoir !

La nuit porte conseil

lundi, août 4th, 2014

imageSelon Hésiode ( La Théogonie), la Nuit et le Jour proviennent du Chaos, qui lui est vide, béance primordiale. Ses enfants sont Erèbe et Nuit. Tous deux se sont unis pour donner naissance à l’Ether et au Jour. Selon un cycle immuable, le Jour fait suite à la Nuit et inversement. Que ce rythme influe sur tout chose vivante ne semble donc pas si extraordinaire et c’est ce qu’explore la chronobiologie depuis au moins quatre siècles. En réalité on peut différencier deux types de rythmes biologiques : celui qui court sur une durée de 24 heures en moyenne, c’est le rythme circadien et celui qui joue sur l’alternance jour/nuit, le rythme nycthéméral. C’est du second dont il s’agit dans l’article Light´s dark side ( http://sm.labx.com/tracktype=click&enid=ZWFzPTEmbWFpbGluZ2lkPTE5MjIwMSZtZXNzYWdlaWQ9MTMxODAwJmRhdGFiYXNlaWQ9MzAxJnNlcmlhbD0xNjc5MzIyMCZlbWFpbGlkPW1pY2hlbGVrdWphc0BnbWFpbC5jb20mdXNlcmlkPTFfNjI2MSZ0YXJnZXRpZD0mZmw9JmV4dHJhPU11bHRpdmFyaWF0ZUlkPSYmJg==&&&2012&&&http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40591/title/Light-s-Dark-Side/). En introduisant artificiellement la lumière au sein de la nuit, les chercheurs se sont aperçu du rôle néfaste de la première. L’interruption de la sécrétion nocturne de la mélatonine a une action sur la croissance tumorale (cancer du sein) et sur l’efficacité d’un médicament spécifique( le tamoxifène). S’il peut sembler  » astucieux » d’utiliser cette hormone comme adjuvant possible à la thérapeutique, il est néanmoins étonnant que les auteurs ne disent mot des autres constantes biologiques qui, dans le même temps doivent nécessairement montrer des modifications. Une action, un facteur en biologie semble tenir d’un raccourci pour le moins saisissant !

Il y a toujours quelque chose à faire !

mercredi, juillet 30th, 2014

imageLire l’article « Opinion: A Role for Community Science Clubs » (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/40608/title/Opinion–A-Role-for-Community-Science-Clubs/) , c’est aussi s’étonner qu’il puisse avoir été écrit ! Que faire quand il n’y a plus rien a faire  n’est certainement pas la bonne question. Il y a en effet toujours quelque chose à faire et la retraite n’est pas synonyme de cessation d’activité mais poursuite d’une activité que l’on adapte. Bien sur ces remarques valent pour certaines classes de la société, essentiellement celles qui ont eu la chance d’exercer l’activité qui leur convenait, qu’elles avaient choisie en connaissance (ou non) de cause, et il s’agit bien d’un monde privilégié, celui des scientifiques, dans l’article cité. Pourquoi donc la question ne se pose-t-elle pas ? Parce que la suite logique, normale à laquelle personne ne devrait se dérober, est la transmission. Toute acquisition doit être transmise. Que serait devenue l’humanité s’il n’y avait pas eu des passeurs de tous styles, de tous genres et dans tous les domaines. L’expression  » Mourir le plus riche du cimetière » n’est pas réservée à l’aspect pécuniaire de la richesse, le savoir est tout autant richesse et ne mérite pas d’être enterré avec son propriétaire ! La transmission orale à précédé la transmission écrite mais ne s’est pas éteinte avec l’avènement de l’écriture. L’un et l’autre sont indissociables. Il y a certainement un premier et un deuxième mais pas un second car le premier revient sans cesse. L’important c’est de savoir qu’il y aura toujours quelqu’un pour enseigner et que ce quelqu’un peut parfaitement être soi ! Cet article doit donc être compris comme une piqûre de rappel !

Un nouveau type de génie ?

vendredi, juillet 25th, 2014

Stele_Sol_Invictus_TermeLe génie latin était « un dieu particulier à chaque homme qui veillait sur lui dés sa naissance, partageait toute sa destinée et disparaissait avec lui « (Gaffiot, 1934, p 708). Evidemment le génie biomédical (terme qui doit être largement préféré à celui de bioengeneering !) n’est pas destiné à disparaître avec l’ingénieur (du même nom, dans la même discipline) mais qui, au contraire, est destiné à  suivre de plus en plus d’hommes dans un temps qui devrait être sans fin. Peut-être ne s’agit-il pas du même génie que celui décrit dans la définition, mais il est réconfortant de savoir que ces génies ont traversé les siècles et ont su s’adapter. Parfois, il semble s’être glissée une étape intermédiaire entre l’homme et son génie, mais ce n’est que pour mieux le servir et dans l’exemple choisi, l’heureux élu est le porc, qui du reste, n’en est pas à son coup d’essai.Grâce à cet animal oh combien complaisant du fait de sa proximité avec l’homme ! il est possible de reprogrammer , pour une durée limitée, des cellules myocardiques en cellules nodales (Next Generation: Biological Pacemakers, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/40505/title/Next-Generation–Biological-Pacemakers/). Il s’agit donc d’une reprogrammation à court terme mais qui permettra de prendre le relais d’un dispositif médical de type « pace maker » défaillant chez un malade nécessairement fragile. Mais là où l’on voit que la machine (telle quelle est aujourd’hui) reste moins performante que le vivant, c’est que ce biodispositif à une capacité d’adaptation .Un vrai génie !

Histoire de carburant

mercredi, juillet 23rd, 2014

electricite-generaleComment le docteur Frankenstien insuffla-t-il la vie à sa créature ? Mary Shelley imagina déjà que l’étincelle de vie pouvait avoir pour origine l’électricité d’un éclair au décours d’un orage. Plus sérieux sans doute fut la question posée par un physicien de renom, dont le chat n’en fini pas de faire parler de lui. La question était la suivante : qu’est-ce que la vie.  Schrodïnger, puisque c’est de lui dont il s’agit, cherchait en effet à savoir « comment la physique et la chimie pouvaient rendre compte des événements spatio-temporels qui se déroulent à l’intérieur des frontières d’un organisme vivant ». Aujourd’hui, c’est d’une famille de  protéobactéries dont il est question les Desulfobulbaceae, strictement anaérobies qui réduisent les sulfates en sulfites. Découvertes récemment (2012) elles sont responsables de petits courants électriques dans la couche sédimentaire supérieure du plancher des océans. (Meet the electric life forms that live on pure energy, http://www.newscientist.com/article/dn25894?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2014-0707-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&#.U9Afs-N_uSo). Comme le souligne l’auteur de l’article, il s’agit d’une forme ahurissante de vie puisque ces bactéries se nourrissent directement d’électrons provenant de roches et de métaux. Dans le monde que l’on pourrait qualifié d’habituel, l’énergie passe par la molécule d’ATP, ce qui (très) schématiquement fait appel au  métabolisme des sucres et à l’oxygénation. Ainsi existe-t-il une forme de vie d’une simplicité extrême qui se nourrit d’électrons et qui les excrètent ! Mais ce type d’être est déjà un classique de la science fiction, qui n’étonnerait certainement aucun des lecteurs fanatiques de ce genre de littérature ! Etant donnée l’importance de cette découverte, ne serait-il pas intéressant de reprendre les différents types d‘aliens imaginés pour vérifier qu’ils n’existent pas réellement !

Le Naturalisme en question ……..

samedi, juillet 19th, 2014

imageSoit une première réflexion de tous les jours (ou presque) : deux jumeaux homozygotes, élevés dans des milieux différents vont progressivement acquérir des caractères qui leurs sont propres au fil du temps, soit une seconde réflexion plus sophistiquée sous forme de métaphore (explicite) : la génétique renvoie à l’écriture des gènes, l’épigénétique à leur lecture. Alors, armés de ces deux entrées en matière, on entreprend la lecture de l’article : Gestational Malnutrition Affects Offspring´s sperm (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/40465/title/Gestational-Malnutrition-Affects-Offspring-s-Sperm/). Après quoi on se dit que, sans le savoir évidemment, la théorie dite du « Naturalisme » dont Zola fut l’un des tenants, trouve un exemple de poids. Peut-être aujourd’hui pourrait-il sembler plus intéressant, dans un premier temps, de se pencher sur certaines des questions posées par l’article, en particulier celle soulevée par la non transmission de la modification qu’a subie le processus de méthylation. Mais dans un second temps, une autre lecture permet de constater qu’une fois encore des idées apparues à l’aube de la révolution technologique trouvent aujourd’hui une part d’explcation. Cl Bernard, A. Comte et H. Poincaré ont oeuvré sinon dans le même sens tout au moins vers un but commun : que tout phénomène puisse être gouverné par des lois invariables, des lois qui sont la façon que le scientifique a d’exprimer le fait scientifique. A la fin du XIX° siècle, du fait de leur nombre encore restreint, on pouvait croire que dans un proche avenir tout phénomène serait à tout le moins en voie de solution. Qu’en est-il aujourd’hui ? Les faits scientifiques se bousculent, les facteurs se somment, les questions soulevées sont devenues plus nombreuses que celles qui ont été résolues mais c’est aussi la seule façon que l’homme a de survivre.