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De Darwin à Watson et Crick : l’évolution en question

mercredi, juin 11th, 2014

TAXINOMIE_BEDANDY_A3_27.01.14Après que Linné, au XVIII° siècle, eût inventé une classification systématique dite taxinomique, basée sur des critères de ressemblance morphologique et d’affinités (encore très anthropomorphique !),  ce fut au tour de Darwin de proposer au XIX° siècle, sa théorie de l’évolution, basée sur le concept de sélection naturelle et de l’évolution adaptative qui s’en suit. Ainsi va s’imposer,  plus ou moins facilement,  l’idée  qu’une descendance modifiée résulte de mutations ayant pour but l’ (les) adaptation(s) nécessaire(s). Ces deux théories ne sont pas si éloignées qu’il y parait, puisque les critères de ressemblance de la première ont nourri le concept d’homologie (anatomique, embryologique ….) qui tient compte des ressemblances entre des caractères de deux espèces ayant des ancêtres communs. L’homologie a vu son domaine s’accroitre quand sont apparus les termes de gènes homologues : gènes qui dérivent d’un ancêtre commun et synthétisent des protéines très proches. Ces gènes homologues peuvent appartenir (par exemple) à des espèces aussi différentes que l’homme et la souris ou la drosophile. Ces gènes homologues peuvent en outre être conservés comme les gènes du développement, déjà connus entre l’homme et les espèces précédemment citées. Mais, c’est toujours possible entre l’homme et  le corail comme le montre l’article récent paru dans PNAS, Evolution of TNF-induced apoptosis reveals 550 My of functional conservation, http://www.pnas.org/content/early/2014/06/04/1405912111.abstract?sid=3ac4b4e8-fefd-470e-ba51-a285c6bdff5b), et rapporté sous le titre Ancient Apoptosis,  dans  http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40163/title/Ancient-Apoptosis/). Cette notion de conservation est particulièrement importante puisqu’elle permet de tracer des voies à travers le temps, et entre l’homme et le corail c’est un véritable abime temporel qui se dessine. En effet,  si ligands et récepteurs du TNF sont présents chez le corail  il y a 550 millions d’années, ils ont disparu chez les arthropodes alors qu’ils se retrouvent chez l’homme ! De quoi envisager une diversification particulièrement importante au cambrien, il n’y aurait qu’un pas (de géant !). Mais  outre cette plongée dans le temps qui repositionne les différentes espèces, il faut être conscient que la complexité n’est pas le propre de l’homme, et que ce dernier n’est pas plus abouti que le corail !

Anticythère

lundi, juin 9th, 2014

gorilla inspecting human brainDécouverte en 1900, retrouvée par le commandant Cousteau lors d’une expédition en 1976, la machine d’Anticythère pourrait à elle seule,  être le sujet de l’article : Wearable submarine to hunt for 2000-year-old computer (http://www.newscientist.com/article/mg22229724.300?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2014-0605-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&#.U5WVVV1ZpYc). C’est la raison pour laquelle après avoir apprécié à sa juste valeur l’intérêt du mode d’exploration, il est particulièrement intéressant de visionner l’émission proposée par la chaîne Arte en 2012 ( http://www.antikythera-mechanism.gr/events/exhibitions/nam-2012). On y apprend en effet ce qu’est cette machine « extraordinaire » datant de -300 à -200 ans avant JC. Qualifiée de première calculatrice mécanique, il s’agit d’un système complexe de roues dentées auxquelles correspondent des chiffres er des lettres. Les chiffres eux-mêmes se réfèrent au calendrier égyptien, aux périodes orbitales de la terre et de la lune (cycle métonique), ainsi qu’à 223 lunaisons (saros). Le mécanisme était mu par l’homme qui tournait une manivelle et avait pour but de prédire des éclipses essentiellement lunaires ainsi que, par exemple, les jeux antiques. Est-il réellement besoin de connaître le concepteur comme la date de conception ? Ce qui importe essentiellement c’est de reconnaître que la prévalence de la beauté et de l’équilibre du cosmos, dans la Grèce Antique est à la base de ce qu’elle a offert à toutes les civilisations qui lui ont succédé,  la  démocratie comme la recherche de ce qu’est une bonne vie, l’architecture comme la sculpture, et d’une certaine façon l’ancêtre d’une machine à calculer !

Chercher l’erreur

vendredi, juin 6th, 2014

téléchargementQuel était le meilleur moyen pour un jeune chercheur de connaître ce dont il serait capable ? Quel est le meilleur moyen pour un jeune chercheur de connaître ce dont il sera capable ? Avant, les travaux préliminaires, l’acceptation dans un laboratoire de renom, les publications et le rang de la signature représentaient de bons moyens pour se situer dans le monde scientifique. Tout ceci n’étant pas gage de réussite ultérieure comme chef de projet. Aujourd’hui, les travaux préliminaires, l’acceptation dans un laboratoire de renom, les publications et le rang de la signature représentent de bons moyens pour se situer dans le monde scientifique. Tout ceci n’étant pas gage de réussite ultérieure comme chef de projet (Can Publication Records Predict Future PIs?, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/40118/title/Can-Publication-Records-Predict-Future-PIs-/). La différence, puisque malgré les apparences, il en existe une, concerne l’étape intermédiaire d’une extrême importance : la réalisation d’un logiciel adapté, basé sur les données précédentes, qui ont ceci de satisfaisant c’est qu’elles restent vraies au fil du temps ! Ainsi le logiciel permet-il de d’apporter, de façon satisfaisante, la même réponse à la même question ! On est en droit de se poser, dans ce cas de figure deux questions : l’étude meritait-elle d’être faite ? pour quel résultat ? Mais on est aussi en mesure d’apporter deux réponses : la technique n’est pas nécessairement, synonyme de progrès ! l’ancien n’est pas nécessairement synonyme d’erreur !

Des tests, pourquoi faire ?

lundi, juin 2nd, 2014

choisir-un-site-de-rencontresQuand la publicité pour des sites de rencontre devient omniprésente, pourquoi ne pas comparer les critères de sélection proposés à d’autres qui ont été testés, sinon scientifiquement, du moins à partir d’une étude portant sur un échantillonnage considéré statistiquement comme représentatif (More than just friends? 7 secret tests of attraction, http://www.newscientist.com/article/dn25636-more-than-just-friends-7-secret-tests-of-attraction.html?full=true#.U4wvj11ZpYc) ? Après avoir interrogé quatre vingt dix étudiants et relevé cent cinquante huit items, sept ont finalement été retenus. Ils sont classés par ordre de fréquence, et il semble bien que seul l’un d’entre eux, la franchise, soit nettement corrélé au sexe …  masculin. L’ordre est donc le suivant : résistance, triangulation, allusion, séparation, franchise, information privilégiée, détournement. Aucun jugement de valeur  particulier n’est retenu par les auteurs de l’étude à l’exception de la dernière manœuvre, qualifiée de réellement repoussante ! Chacun se fera sa propre opinion, peut-être par rapport à soi, peut-être par rapport à autrui, mais certainement jamais de façon objective !!!

Pourquoi pas l’Atlantide ?

dimanche, juin 1st, 2014

1783Pourquoi faut-il que le passé exerce un attrait tel qu’il ne s’est jamais démenti depuis toujours ?  Quelque soit l’époque à laquelle on se place, on ne relève que deux attitudes : l’avenir comme source de progrès, le passé comme mieux vivre ! Le progrès présenté comme idéologie est une attitude dérivée du XIX° siècle. Il s’agit d’un  progrès de nature scientiste selon lequel le salut réside dans la maitrise totale du futur. L’idée est ancienne, puisque Descartes n’hésitait pas à envisager la possibilité/probabilité d’une maitrise totale de la nature. Malgré les différentes acquisitions réelles obtenues au cours du temps, la prééminence d’une technicité toujours plus performante a fait naitre autant sinon plus de questions que de réponses, tandis que dans le même temps elle faisait, paradoxalement, renaître des angoisses que l’on aurait pu croire disparues à jamais. C’est pourquoi il n’est pas anodin de voir resurgir, plus vigoureuse encore, cette idée de retrouver en le reconstruisant un monde meilleur, mêmes si aucun des protagonistes ne peut se targuer de l’avoir jamais connu ! Ainsi aujourd’hui,  pourquoi ne pas repeupler la terre de ces animaux sauvages qui s’y trouvaient il y a quelques milliers d’années, voire même pourquoi ne pas remonter jusqu’au pléistocène ?  (Where the Wild Things Were, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/39799/title/Where-the-Wild-Things-Were/). Même si l’idée peut séduire, elle pose à son tour de nombreuses questions, parmi lesquelles celle intemporelle de la poule ou de l’œuf ? Quid du rapport de cause à effet entre la faune et la flore d’un écosystème. Qui influe sur l’autre, et l’équilibre pourrait-il se reconstituer par l’introduction de l’un seul des deux facteurs, qui plus est dans un climat nécessairement différent ? Il est néanmoins plaisant de constater que pour mettre en place un tel programme, il convient de faire confiance à la technicité sur laquelle on désire tirer un trait !

La bonne question ….

mardi, mai 27th, 2014

Aidez-moi (2)Pourquoi faut-il qu’au fur et à mesure des découvertes, on trouve de plus en plus fréquemment d’explications rationnelles aux sentences populaires anciennes ! En voici encore une concernant les meilleures méthodes à appliquer pour obtenir le fruit désiré d’une conception. (Female Pigs May Sense Sex of Sperm, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40032/title/Female-Pigs-May-Sense-Sex-of-Sperm/). A l’évidence ce n’est pas la truie qui met en œuvre une méthode infaillible pour choisir le sexe de son porcelet, pourtant il semble bien qu’une partie d’elle même soit en mesure de différencier un spermatozoïde « X » d’un spermatozoïde « Y « ! Des expériences d’injections intra oviductes de l’un ou de l’autre  spermatozoïde (« X »/ »Y ») se traduit par une augmentation ou une diminution d’expression de certains gènes impliqués dans plusieurs systèmes parmi lesquels , le système immunitaire, endocrine et de signalisation  transductionnelle. Soixante % des gènes activés par un spermatozoïde Y sont impliqués dans le système immunitaire. A l’évidence l’oviducte n’est pas qu’une voie de passage ce dont on se doutait déjà. Bien que insuffisamment connues, certaines de ses sécrétions (DMBT1) ont un  effet bénéfique sur la fécondation (2012. Journées Recherche Porcine, 44, 273-274). Ce qui reste à déterminer c’est le type de signalisation en cause entre le spermatozoïde et l’oviducte. Ce qui est fascinant c’est que l’homme, confronté à la nature depuis son émergence se pose de bonnes questions, ainsi fit Socrate et le Ménon. Il commence par y répondre en se donnant le beau rôle, celui du « responsable », puis la technique aidant il doit reconnaître qu’il n’y est pas pour grand chose ! Il reste néanmoins un acteur principal puisqu’il sait poser les bonnes questions, et qu’il y répond de mieux en mieux.

Pour vivre heureux ….

dimanche, mai 25th, 2014

pilule-bonheur-ecstasy-80sComment faut-il comprendre l’adage selon lequel « Pour vivre heureux, vivons cachés » ? Jusqu’à récemment il était de bon ton de traiter cette question sur le mode philosophique en se posant la question de savoir comment atteindre le bonheur : en se refusant à tout ce qui n’est pas nécessaire selon Epicure, en atteignant la raison selon Aristote. Il est certain que celui qui reste caché diminue de facto les risques  de toutes rencontres quelles quelles soient. En ce qui concerne le domaine de la douleur,  la souris démontrerait qu’elle vit beaucoup mieux en l’absence de récepteurs TRPV1 ( No Pain, Big Gain, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40050/title/No-Pain–Big-Gain/). Il s’agit de la famille des récepteurs TRP, impliqués dans les mécanismes nociceptifs, et il se trouve que ces récepteurs sont également impliqués dans certains types de métabolisme  comme celui de l’insuline. En allant plus loin,   les auteurs ont montré que chez la souris comme chez le C. elegans, il existait entre l’âge, l’insuline et la douleur des rapports tels que la suppression des récepteurs de la famille des TRP, se traduisait par une amélioration que l’on pourrait comparer à un rajeunissement dans le fonctionnement pancréatique vis à vis de l’insuline tout autant que dans le domaine des douleurs chroniques. Même si ces résultats sont convaincants chez un petit mammifère de laboratoire et chez un ver, la transposition à ‘homme n’est pas acquise, pourtant pour une certaine part, il peut être vrai que pour vivre heureux, il faut vivre caché !

Oh la menteuse !

mercredi, mai 21st, 2014

menteur1A l’heure de la transparence absolue, de la clarté aveuglante (empêchant du reste une bonne vision !), certaines mises au point sont de rigueur. Ainsi en est-il de celle que propose l’article, Unsinkable Evidence (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/39761/title/Unsinkable-Evidence/). C’est lors de son voyage inaugural que le Titanic, fruit de la technique de ce début du XX° siècle (1909-1912), coula après avoir heurté un iceberg. Ce naufrage fut un drame,  non seulement, bien sûr,  pour les voyageurs comme pour le personnel, mais aussi au regard de l’idée que l’on se faisait de la science à cette époque. Ayant bénéficié des plus récentes avancées dans le domaine de l’aciérie, même s’il n’a été réputé d’insubmersible que plus tard (alors qu’il ne l’avait manifestement pas été !), ce paquebot bénéficiait d’un préjugé favorable en raison des deux assertions suivantes : la science et la vérité cheminent de concert, le progrès technique s’inscrit dans la maitrise  d’un avenir considéré comme nécessairement favorable, autant d’idées héritées du XIX° siècle. Même s’il s’agit là d’un véritable espace de discussions, ce n’est pas le propos de l’article qui lui aborde un autre sujet celui d’un mensonge historique. La science est enfin en mesure de poursuivre certains types de menteurs grâce à un test génétique et dans le cas particulier à partir de l’étude de l’ADN mitochondrial. Ainsi que le fait remarquer ­Michael Baird  » There’s history in DNA, and if you can unlock that history, you can find some very powerful answers ». Si le miroir magique de la marâtre de Blanche Neige était d’une fiabilité totale, le nez de Pinocchio assez efficace,  le détecteur de mensonges l’était beaucoup moins. Il ne reste donc plus qu’à être certain du laboratoire qui pratique les tests ce qui n’est pas forcément acquis comme le démontre la chute de l’article cité!

Cronos

mardi, mai 20th, 2014

CronosEst-ce que l’on saurait enfin la vraie raison pour laquelle Cronos mangeait ses enfants en dehors de celle racontant qu’il fut averti  par ses parents qu’il devait se méfier de l’un d’entre eux. L’hérédité était lourde, puisqu’il suivait en cela la conduite de son père Ouranos qu’il émascula dans un deuxième temps avec la complicité de sa mère Gaïa.  Il se pourrait que la réputation du roi des Titans puisse être lavée grâce aux explications fournies par l’article  The Infanticidal-to-Paternal Switch (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/39980/title/The-Infanticidal-to-Paternal-Switch/), article selon lequel sa faute pourrait être imputée  à certains neurones que l’on vient enfin d’identifier. Ce qui mérite d’être noter, c’est que cette tendance à tuer sa progéniture n’intervient chez le rat, que dans un deuxième temps. En cause, l’appareil voméronasal, faisant partie de l’organe de Jacobson et spécialisé dans la réception des hormones sexuelles. L’étude de fratries de souris dépourvues de cet organe montre des comportements sociétaux inversés en ce qui concerne les attitudes qualifiées de mâle ou de femelle, vis à vis d’un(e) congénère, et vis à vis des nouveaux nés. Les neurones spécifiques impliqués seraient situés dans les noyaux de l’aire préoptique médiane. Ces neurones sont en effet particulièrement actifs lors de l’activité de soins que l’un ou l’autre des parents donne à leur progéniture. Des souris Knock-out pour la galanine, exprimée par ces neurones, perdent leur comportement parental, tandis que l’activation des mêmes neurones transforme les mâles tueurs en papa « gâteaux » ! Or ces neurones existent de façon identique dans l’un et l’autre des deux sexes ! Ce qui revient donc à se poser la question de savoir par quel mécanisme, sur quel bouton faut-il appuyer pour modifier l’activité d’un circuit neuronal ? Serait-ce ce bouton auquel est attribué ce que l’on qualifie d’instinct maternel ? Ce qui est bon de ne pas oublier néanmoins, c’est que ce bouton, si tant est qu’il existe réellement, semble être également sensible aux contraintes sociétales chez l’homme, l’instinct maternel variant largement avec les époques !

Rêver tout éveillé

lundi, mai 19th, 2014

Chagall_Temple_and_History_of_Bacchus_Daphnis_and_Chloe-623x350Chacun connaît l’expression familière « rêver tout debout » ou mieux certainement « rêver tout éveillé« . Aujourd’hui une fois encore, la vulgate se trouve parfaitement vérifiée. En effet  rien n’est plus vrai que cette expression comme en témoigne l’article, Controlling Self-Awareness During Sleep (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/39939/title/Controlling-Self-Awareness-During-Sleep/). Dénommé aussi petite mort, le sommeil est un état physiologique singulier, qui depuis longtemps intrigue tout observateur qu’il s’agisse de l’homme ou de l’animal. Il a en particulier été largement étudié en son temps chez le chat, dont le rythme veille/sommeil penche largement vers le deuxième terme de la proposition. L’étude du sommeil a bénéficié de la technique électroencéphalographique et d’un neurophysiologiste français, Michel Jouvet, qui étudia puis décrivit les différentes phases du sommeil faisant correspondre état et activité électroencéphalographique selon quatre stades parmi lesquels le fameux sommeil paradoxal concomitant, classiquement, de la période rêves  (phase des mouvements oculaires rapides). Au début de l’endormissement, a également été décrite la période dite hypnagogique (mouvements, hallucinations). Le plus fréquemment le sujet qui rêve n’a pas conscience de l’état dans lequel il se trouve, mais il peut se faire que cette conscience du rêve existe et que le sujet puisse même influer sur le déroulement de celui-ci ! Vrai, faux, la question pouvait se poser jusqu’à ce que l’expérience soit réalisée et concluante. C’est exactement le sujet de l’article cité. Il ne suffit que d’une stimulation entre 25 et 50 Hz par voie transcraniale dans les zones du lobe frontal et du lobe temporal pour reproduire chez des sujets ayant déjà expérimenté spontanément cette situation, une situation comparable et parfaitement artificielle.  Probablement il y a t-il un intérêt thérapeutique à cette procédure dans les états hallucinatoires  par exemple. Par contre ce que l’on ne sait pas encore, c’est s’il peut exister, à long terme, un effet délétère de ce type de stimulation. Il faudrait encore choisir entre l’action et le principe de précaution sauf si l’on souvient (funeste mémoire), des suites des séances d’électrochocs ou des cures de Sakel !