Archive for the ‘Non classé’ Category

Pas si perdu que ça !

samedi, août 10th, 2013

Finalement, l’homme n’est peut-être pas si mauvais que ça en ce qui concerne la reconnaissance spatiale contrairement à ce que laissait entendre l’article précédemment cité même s’il ne s’agit pas exactement de la même aptitude. De quoi s’agit-il ? L’article Mapping Humans’ Mental GPS, (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/36881/title/Mapping-Humans–Mental-GPS/) reprend un type cellulaire dont il a déjà été question : les cellules de grille (GPS pour tous, 5/11/2012). Ces cellules dont la caractéristique est leur mode de fonctionnement permettent de bâtir une « carte cognitive » de l’espace. Leur  description chez le Macaca mulatta (Rhesus macaque) venait rejoindre des descriptions antérieures faites chez différents animaux. Leur existence est confirmée aujourd’hui et elles ont été mises en évidence au niveau de l’hippocampe ainsi que du cortex cingulaire et entorhinal humain. De ces différentes localisations on pourrait argumenter l’existence  d’un rapport  entre reconnaissance spatiale et mémoire. L’étape suivante serait d’apporter des preuves de ce rapport  ce qui permettrait certainement une nouvelle approche  de la maladie d’Alzheimer pour que l’homme comme l’écureuil se souvienne toujours de ses cachettes.

Comme un petit poucet

jeudi, août 8th, 2013

D’une certaine façon le Petit Poucet est né pour apprendre aux enfants qu’il existe une possibilité de retrouver son chemin, alors que l’homme n’est pas connu pour posséder d’autres sens que ses cinq sens ordinairement répertoriés (faisons abstraction du sens commun !). Se retrouver fait pourtant partie des possibilités de certains animaux en particulier des migrateurs au sens large. La question de savoir comment une telle faculté leur appartient quand l’homme ne peut se retrouver qu’avec une instrumentation adaptée (un fil d’Ariane par exemple !) ou une connaissance très pointue de la carte céleste, reste une question qui sans être réellement cruciale est néanmoins intéressante puisque elle démontre une fois encore et s’il en était besoin, que la nature n’a pas tout accordé à celui qui s’est cru pendant longtemps (est-ce vraiment terminé ?) le centre du monde. S’il a bien été reconnu des neurones sensibles au champ géomagnétique en fonction de la direction, de l’intensité, et de la polarité, le mystère des récepteurs reste entier (A Sense of Mystery, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/36722/title/A-Sense-of-Mystery/) On peut néanmoins imaginer que l’on pourra donner une réelle explication du comment aux migrations parfois complexes de ces volatiles, tortues et autres poissons qui retrouvent imperturbablement leur chemin depuis des millions d’années. Le pourquoi, lui, va probablement rester encore longtemps un mystère. Et ce qui demeure particulièrement frustrant c’est le nombre de pourquoi auxquels, dans l’ensemble, il reste impossible de répondre.

Le long terme

mardi, août 6th, 2013

Qui dit long terme, sous entend imagination peut-être même divination comme semble le suggèrer l’article The Long View, (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/36091/title/The-Long-View/). Un projet à long terme, c’est un investissement humain, un investissement économique, mais surtout un pari sur l’avenir ! Comment en effet être certain que plusieurs décennies plus tard, le même choix sera toujours à l’ordre du jour et que l’exploitation des données recueillies sera toujours possible. Ce que l’on peut résumer encore par : le sujet de l’enquête et les objets pour le traiter seront-ils toujours d’actualité, ce qui revient aussi à se demander si l’actualité d’hier sera encore l’actualité de demain ? D’où cette question princeps : l’actualité est-elle intemporelle ? Et la réponse est ….. « oui » car actualité ne signifie pas ce qui se passe aujourd’hui, mais ce qui se rapporte à l’action ! Donc dans ces conditions le long terme aussi bien que le court terme s’inscrivent dans l’actualité par l’action qu’ils sous tendent.  Le choix du sujet tire sa raison d’être du fait même qu’il est l’expression  d’une question. Ne reste plus que le problème de la technique qui s’attache aux traitements des données. Contrairement à ce qu’il croit, c’est le seul point  sur lequel l’homme ne peut pas vraiment compter, c’est d’elle et d’elle seule que viendra la trahison ! Chaque marche du progrès se construit sur la marche précédente en la détruisant, ce qui rend l’édifice de plus en plus fragile !

La climatologie en question

dimanche, août 4th, 2013

Il se pourrait bien que le réchauffement climatique n’ait pas comme seules conséquences l’amenuisement de la calotte glacière ainsi que la modification de la flore et de la faune. Il se pourrait que conjointement les populations manifestent une agressivité en hausse (Climate Change and Violence, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/36822/title/Climate-Change-and-Violence/). Il est évident que dans ces conditions il deviendrait nécessaire d’investir durablement dans l’efficacité policière sans peut-être néanmoins aller jusqu’à l’application préconisée par Ph. K. Dick (Minority report). Soit donc d’une part un réchauffement, des tempêtes, des  ouragans et d’autre part un comportement sociétal dont la violence progresse de façon proportionnelle. Regardons maintenant ce qui fut appelé le petit âge glaciaire en Europe, probablement entre 1303 et 1860. Il semble bien, si les dates en sont confirmées, qu’en 1789 survint une période relativement agitée qui laissa un certain nombre de traces au moins dans la société française. Furent mises en cause entre autre facteur, les famines à répétition dont souffrit le peuple. La question que l’on se pose alors concerne la robustessse présumée des résultats dans la mesure où les auteurs n’apportent aucun détail sur le poids relatif des critères de mesure pris en compte, des critères dont on imagine volontiers qu’ils ont du se modifier au cours du temps. Le pire est peut être pour demain mais en dehors d’arguments convaincants le doute reste permis et doit être encouragé !

B, A, BA

samedi, août 3rd, 2013

C’est en lisant l’article Kindergarten coders can program before they can read, (http://www.newscientist.com/article/mg21929275.800?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2013-0108-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&) que l’on voit s’éloigner à grands pas le temps de l’apprentissage classique de la lecture . Et  l’on comprend alors aisément que dans ces conditions, la chanson de l’alphabet selon Mozart ne sera plus à l’ordre du jour :  alphabet ou pictogramme il va falloir choisir. L’étude menée à la Tufts University in Medford, Massachusetts, semble montrer que c’est l’image qui prime en raison de la simplicité de compréhension qu’elle propose. S’il est vrai que l’avenir de l’homme est déjà inscrit dans un programme on peut affirmer qu’il n’y aura point de salut en l’absence de l’ordinateur et que seuls pourront survivre ceux qui parleront ordinateur ! Mais alors, à quels résultats pourra-t -on s’attendre ? Que l’on n’ait aucune inquiétude, tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes n’en déplaise à Aldous Huxley. Si l’on apprend à programmer entre 8 et 11 ans, on sera plus tard un meilleur programmateur. On peut néanmoins se poser la question de savoir ce que fera celui qui par hasard, ne voudrait pas être programmateur. Heureusement il se pourrait bien que l’on soit aussi mieux armé dans des matières plus classiques comme les mathématiques ou les sciences en raison d’une meilleure organisation des « pensées ». En revanche, aucune indication sur d’autres sujets comme par exemple la littérature. Ce qui est certain c’est que mens sana in corpore sano, devrait devenir mens sana in instrumento computatorio sano !

Des maux et leurs mots

mardi, juillet 30th, 2013

Boris Vian préféra choisir le nénuphar pour le poumon de Chloé plutôt que le  cancer. S’agissait-il uniquement d’une figure de style poétique ou bien était-ce aussi l’expression d’un refus, celui du terme même de cancer, d’un déni de cette maladie ? Selon la légende le terme revient à Hippocrate pour qui l’image du crabe correspondait parfaitement à l’hypervascularisation en périphérie du processus tumoral. Pourtant il est aussi vrai que des proliférations bénignes peuvent s’accompagner d’une hypervascularisation et qu’il est tout aussi vrai qu’il n’existe pas un cancer mais des cancers qui sont loin d’être équivalents. Mais in fine le dernier mot reste encore à la vulgate populaire qui en liant cancer  et absence de guérison entend le mot mort quand on prononce le mot cancer.  Il n’est pas inutile, pas plus qu’il n’est anodin que l’article « Scientists Seek to Rein In Diagnoses of Cancer », (http://well.blogs.nytimes.com/2013/07/29/report-suggests-sweeping-changes-to-cancer-detection-and-treatment/?_r=0) paraisse dans The Journal of the American Medical Association mais aussi dans le The New York Times Health/Science. En effet le progrès des méthodes de dépistage, les progrès de la biologie moléculaire ont cassé ladite maladie en une myriade d’affections qui partagent de moins en moins d’éléments communs. Mais progrès et information ne vont pas toujours de pair et l’avenir n’est pas exclusivement favorable quand la technique n’est pas maitrisée. C’est cette absence de maitrise qui autorise certaines dérives préjudiciables au patient faisant disparaitre les bienfaits qu’elle était sensée initier. Il faut certes pallier à cette immaturité mais le plus difficile ne serait-il pas ce nouveau vocabulaire à l’usage du public qu’il faudrait définir puis faire adopter aux praticiens pour que chacun soit au fait de ce que l’autre lui dit !

Savoir attendre

samedi, juillet 27th, 2013

On a récemment présenté l’utilité du « gazouillage scientifique » en live. Quand on s’apprête à suivre ce type de directive autant se munir d’une notice explicative dans le but d’aider à la compréhension des publications ultérieures venant infirmer les résultats antérieurs présentés comme définitifs. C’est ainsi qu’aujourd’hui paraît une mise au point concernant la découverte des VSELs ( very small embryonic like stem cells), mise au point en forme de duel (A Wild Stem Cell Chase, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/36664/title/A-Wild-Stem-Cell-Chase/). Ces cellules qui devaient exister chez l’adulte étaient porteuses d’un immense espoir dans le cadre des réparations tissulaires mais elles deviennent objet d’affrontement entre le tenant de la théorie et son détracteur, ce dernier arguant que la reproduction à l’identique des expériences du premier ne mènent a aucun des résultats publiés. Que fera le lecteur de ces deux informations tweetées. Faudra-t-il rappeler en exergue de chacune que selon la théorie de réfutabilité de K. Popper il s’agissait bel et bien d’une théorie scientifique, puisqu’elle était  réfutable et qu’elle a été réfutée ? Si l’on se doit de ne même pas envisager le versant mercantile de l’affaire, il ne s’agit de rien d’autre que d’une action dans la précipitation contraire aux conseils aristotéliciens concernant le kairos,  mais  qui effectivement s’inscrit parfaitement bien dans la culture du tweet. Il ne s’agit ni de la première ni de la dernière remise en question dans le domaine de la science, tout chercheur responsable en est averti, c’est le temps de la communication qui est en cause, ce n’est pas jeter l’opprobe, c’est relativiser l’urgence. Ne craignons pas de le répéter : osons mettre le tweet scientifique en attente.

Fiat lux

samedi, juillet 27th, 2013

Depuis la nuit des temps, ou presque, un ver de la famille des nématodes émet une lumière bleue lorsqu’il est sur le point de mourir (Dying Worms Emit Ethereal Glow, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/36670/title/Dying-Worms-Emit-Ethereal-Glow/), depuis la nuit des temps, mais est-ce vraiment la même, le calmar peut ajuster la lumière qu’il émet de la façon la plus fine qui soit par exemple pour se protéger (Groovy Color, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/36127/title/Groovy-Color/). Deux exemples pour lesquels la nature a trouvé pourquoi et comment faire une lumière colorée avec pigment chez le nématelminthe, sans pigment chez le calmar. Ce n’est que beaucoup plus tard que l’homme admiratif et pour ne pas se sentir exclu, s’est mis lui aussi à fabriquer lumière et couleurs d’abord avec puis sans pigment. Mais c’est la nature qui garde sans conteste la primauté des découvertes dans ce domaine. En effet elle a su attribuer mille couleurs en empruntant mille subterfuges puisqu’en dehors de tout pigment ( (Color from Structure, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/34200/title/Color-from-Structure/) elle réussit parfaitement bien. Elle maitrise à la fois le temps et l’espace des palettes colorées végétales ou animales, et la dynamique ainsi créée rend la couleur vivante. L’homme comprend probablement en partie le pourquoi de ces trouvailles, mais il est encore loin de saisir l’intégralité du comment.

Le dauphin qui parlait déjà

jeudi, juillet 25th, 2013

C’est en 1966 que paraissait pour le jeune public une série télévisée américaine dans laquelle se produisait un dauphin prénommé Flipper. Cette série mettait en scène les aventures de la famille Ricks : le père, Porter, responsable du parc aquatique Coral Key en Floride et ses deux fils, Sandy et Bud. Mais le véritable héros de la série était bel et bien Flipper, un grand dauphin apprivoisé par Bud, qui venait en aide aux nageurs en difficulté ou aux naufragés. Conforme aux récits mythologiques l’adulte et l’enfant comprennent et se font comprendre de l’animal qui en retour comprend l’homme et de cette compréhension mutuelle naît une complicité à la fois réelle et efficace. On savait cet animal doué d’une certaine forme de vie sociétale qu’il pouvait même partager avec l’homme. On sait aujourd’hui qu’il est encore capable de plus (Dolphins by Name, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/36651/title/Dolphins-by-Name/) puisqu’il pourrait répondre à ce que l’on peut assimiler à un nom, son nom, un sifflement qui lui est propre. Mais il y a mieux encore puisqu’il serait aussi capable d’introduire des modifications à ce qui serait sa signature vocale ! Le bébé gazouille comme le jeune oiseau, le dauphin en se nommant se reconnait, l’outil n’est pas le propre de l’homme, un animal peut parfaitement se reconnaitre quand il voit son image dans une glace. Le champ des singularités humaines ne tendrait-il pas à se réduire comme peau de chagrin d’autant que si l’on en croit les fabulistes animaliers, les travers des uns se retrouveraient depuis longtemps chez les autres !

Que sait-on de son cerveau ?

lundi, juillet 22nd, 2013

Comme un enfant qui veut savoir comment ça marche, l’homme reste intrigué par la machine qui lui a permis de devenir ce qu’il est devenu au fil des millénaires. Sans prétendre que le cerveau est resté pour lui la boîte noire du magicien, il se situe entre la terra icognita et un jardin des délices. Bien sûr il ne s’agit que de mesurer une activité électrique ce que l’homme sait faire déjà depuis au moins Galvani et son muscle de grenouille. Mais dans le cas présent il s’agit de billions de neurones et de trillions de synapses si ce n’est plus des uns comme des autres de ces éléments. Admettons que les toutes dernières technologies, mises toutes ensemble recueillent « les fameuses informations », l’étape suivante ne sera pas moindre puisqu’il faudra les décrypter, les interpréter. Dans les 3 mois précédents on a déjà vu paraître plusieurs articles sur ce sujet : le cerveau humain reconstruit en 3D, c’est la bonne taille mais c’est trop statique ! Les cellules allumées du cerveau du zébra fish, c’est dynamique, mais c’est trop réduit ! Il n’y aura vraiment que le cerveau humain pour étudier le cerveau humain car ainsi que le dit l’article « Solving the brain » (http://www.nature.com/news/neuroscience-solving-the-brain-1.13382) : « Think about it … The human brain produces in 30 seconds as much data as the Hubble Space Telescope has produced in its lifetime.” Dans de telles conditions le lecteur moyen a du mal à s’y retrouver ! Pourtant on ne peut nier que l’homme n’a jamais été aussi près de voir se réaliser ce projet qu’il a mille fois mis sur le métier même si aujourd’hui encore, la solution n’est peut-être pas vraiment pour demain.